‹ Le doyen de SaintPatrick drame en cinq actes, en prose de MM. Leon de Wailly et Louis UlbachChapitre 90 sur 90 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Lbs Mêmes, TISDAL.

TISDAL, accourant.

Qu’y a-t-il donc ?

Je l’ai tuée !

TISDAL.

Tuée !... (il se penche vers elle.) Miss Johnson, enlendez-moi !... Ses mains sont froides, son coeur bat à peine... C’est moi, miss Johnson !... Rien ! rien ! Ah ! c’est trop d'épreuves, mon Dieu !... C’est moi, votre ami ! (Il se lève en fureur et va prendre Swift au collet.) Implacable bourreau ! Ce n’était pas pour cela que j'avais sacrifié mon amour... Je l’aurais tant aimée!... Èies-vous satisfait, barbare? Que vous, faut-il encore?

SWIFT

Je l’ai tuée !

TISDAL.

A genoux, meurtrier ! à genoux devant ta victime ! ( Swift

hébété, anéanti, tombe à genoux. )

MISTRISS DINGLEY

Elle revient à elle!

ESTHER, reconnaissant Tisdal.

Ah ! c’est vous, mon ami ! Merci !... J’ai besoin de vous pour mourir.

TISDAL.

Mourir ! Non, Dieu vous sauvera !

ESTHER

Dieu ! je vais le voir, mon ami. 11 m’a prise en pilié... 11 m’appelle à lui... Mais avant... je voudrais... je voudrais.. Ecoutez... Votre tâche n’est pas finie... Regardez, je vous le lègue... Aimez-le ! sauvez-le! (Tisdal étend la main vers Swift en signe de protection : celui-ci la lui prend sans comprendre.)

(Elle meurt.)

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