‹ Le drac drame fantastique en trois actesChapitre 39 sur 55 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

FRANCINE

J’aurais peut-être dû penser comme ça, Bernard, ne sachant point que vous aviez changé de conduite, mais...

BERNARD

Mais quoi? M’aimais-tu? m’aimais-tu malgré toi? Dis-Ie donc à la fin I tu m’as assez fait attendre ce moHà, Dieu merci ! est-ce que je te le marchandais, moi? J’en ai assez de ce jeu-là, j’en ai trop souffert 1 il faut en finir, et si tu veux de moi, il faut le dire t il le faut!

FRANCINE, offensée.

Il faut?... Il faut d’abord, Bernard, que vous parliez à mon père.

BERNARD

Ahl voilà ! et ton père va me répondre : Je suis pauvre, j’ai des dettes...

FRANCINE

Non, il n’en a plus.

BERNARD

Il n’en a plus?

FRANCINE

Grâce à la générosité d’un ami.

D’un ami! De quel ami ?

FRANCINE

De Lesquinade.

v BERNARD.

Lesquinade! (Arec un regard vers la porte.) Ah! c’est Lesquinade?...

FRANCINE

Oui, il a eu la bonté de remettre à mon père une dette do quinze cents livres.

LE DRAC

BERNARD

Lesquinade? cet avaricieux fieffé, renoncera une créance! Ali ! misère! Pourquoi, Francine? pourquoi?

FRANCINE

Par àmilié.

BERNARD, hors de lui.

Tais-loi ! elle est honteuse, cette amitié-là !

FRANCINE, indignée.

Oh! Bernard!

BERNARD

Et qu’il sorte donc! qu’il sorte, pour que je le lui dise à lui—

même! (n court ouvrir la porte de gauche ; Lesquinade est sur le seuil, le Drnc ô côté de lui.)

FRANCINE

Lesquinado! (André pnrattau Tond, une lanterne à la main. Demi-jour dans la chambre.)

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