‹ Le drac drame fantastique en trois actesChapitre 51 sur 55 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FRANCINE

C’est bien. Merci. Adieu.

BERNARD

FRANCINE

Je n’ai plus rien à écouter de vous, Bernard.

BERNARD

Même quand je vous parle à genoux? Oui, à genoux. M’y voilà. Pardon! — Vous êtes ce qu’il peut y avoir au monde do plus pur et de plus doux, et moi indigne, moi misérable, je vous ai accusée, je vous ai insultée!

FRANCINE

Vous reconnaissez maintenant que vous vous trompiez?

BERNARD

On m’avait trompé.

FRANCINE

Ah! on vous avait?...

BERNARD

Oh! je ne le dis pas pour diminuer ma faute. Elle n’a pas d’excuse. Et votre père aurait eu bien raison de me la faire payer tout à l’heure.

FRANCINE

Il m’a dit que vous ne vous étiez défendu contre lui que par le respect. C’est tout de môme bien à vous. Vous avez pensé à ma mère.

, BERNARD

A elle et à vous, Francine. Mais ce n’est rien, ça ! Je veux punir moi-même mon offense, et peut-être un peu la réparer aussi.

FRANCINE

Comment 1 il ne s’agit plus de duel, j'espère!

LE DRAC

BERNARD

Ohl je vous jure que non.

FRANCINE

D’un voyage, alors? vous partez?

BERNARD

Oui, je pars.

Ah!... pour combien de temps?

BERNARD

Je ne sais pas. Pour longtemps peut-être.

FRANCINE

Pour longtemps! mais enfin, pas pour toujours?

BERNARD

Peut-être bien pour toujours.

FRANCINE

Ohl nonl vous reviendrez.

BERNARD

Et qu’est-ce que ça vous fait que je revienne, Francine, puis que vous ne m’aimez plus?

FRANCINE

Ahl Bernard, reviens!... Reviens!

BERNARD

Ah! lu m’aimes, Francine! tu m’aimes! tu me le dis donc enfin !

FRANCINE

Tu me le demanderas donc toujours!

BERNARD

Oh! ma Francine, sois bénie! sois bénie! Plus que jamais il faut que je fasse ce que j’ai résolu, et que je le fasse ce matin,

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