‹ Le drac drame fantastique en trois actesChapitre 53 sur 55 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LE DRAC , seul.

Ah! je vois, je sais, j’ai compris! Dévouement, c’est là le mot, c’est là le secret qui rend si fortes ces créatures si faibles. Eh bien, c’est bon ! je me dévouerai ! — Qu’il vive pour toi, Francine, celui que tu aimes ; moi, du moins, je mourrai pour toi. Ah! il faudra bien que tu me pleures! c’est par moi, c’est par moi, que tu seras heureuse et libre! le trésor de la mer, le Drac ne pouvait le l’aller chercher, l’enfant qui t’aime essayera, (n monte sur la piate-forme.) Oh! j’ai peur! comme la mer me fait peur à présent! C’est que la mort est là, et la mort va-t-elle me rendre l’immortalité? Je n’en sais rien, mon Dieu ! je ne suis plus qu’un enfant, et, comme un enfant, j’ignore, je tremble, je souffre... Eh bien, pour me punir, c’est tant mieux! c’est tant mieux! — Adieu, Francine! tu ne peux pas l’entendre, mon adieu, tu ne peux pas me le rendre, mais je te l’envoie avec toute mon âme. Adieu ! (n s’élance du rocher

dans la mer.)

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