‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 189 sur 309 · Mes mémoires, t. IX, ch. ccxxxiv, p · texte numérisé non relu

Mes mémoires, t. IX, ch. ccxxxiv, p

2. Voir plus haut, p. 110, n. 1 ; et Mes mémoires, t. IX, <-b. ccxxxvi, Lettre de Gaillardet à M. S. -Henry Berthaud, citée par Dumas, pp. 210 sqq.

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t-il, voilà ce que je dois avouer et dire *. » Fit-il pas mieux que de se taire? La trouvaille dramatique est là, et non ailleurs; de là jaillit l'émotion croissante du récit, qui Unit par dominer le public au point d'absoudre un assassin (car il assassina, l'infâme!) et de provoquer son apothéose. Buridan a un crime sur la conscience, il triomphe d'une femme, qui fut autrefois sa complice, qui est aujourd'hui son ennemie; et tous les cœurs vont à lui, toutes les mains. Oh ! le beau coup de théâtre! Et combien populaire! « Oii allons-nous? — Au-devant du roi Louis X, qui rentre demain dans sa bonne ville de Paris ^. «

Le quatrième acte est long, mais plein d'esprit, de cet esprit qui n'est pas royaliste, ni aristocratique assurément. Le roi rentre dans sa ville et impose une nouvelle taxe. Le peuple crie : Noël! se fait crosser; crosse, il crie : Vive le roi! C'est un bon peuple^; il crie, donc il payera. Cependant arrive l'ordre de pendre Enguerrand de Marigny. On sait de mémoire ces mots fameux qui montent jusqu'au cintre... « Nous voilà toujours fixés sur un point : c'est que le premier ministre sera pendu... Le roi avait promis de faire quelque chose pour son peuple *. » Buridan se débarrasse de son prédécesseur, dont il nous a dit : « Cet homme est un juste ^ » ; un prédécesseur est

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