Ibid., se. III, p
ijue conclure des mo3'ens dramatiques du vieux Lope, (jua la jeune France admire et à l'imitation duquel les aspirants dramaturges s'élancent? De ces rudes pas- >ions, de ces passions frénétiques, de ces passions •xpL'ditives du drame nouveau? Est-ce que souffrance, jalousie, tuerie vont consister seulement en un jeu des muscles? N'y a-t-il rien d'autre là-dessous? L'amour nest-il que cris, coups, convulsions, mort? N'est-ce iiiùme qu'une terrible piperie de théâtre, et lui feronsiiiHis l'aumône d'un sourire à la façon de Fray Eugenio? ' ?Ne m'en voulez pas trop, si j'ai causé la mort de ces .1 ux aimables demoiselles'. » Faut-il enlin croire que lout cela n'est que mômerie, toute cette dramaturgie à la remorque, plus brutale que sincère? Inès meurt sur la scène. « L'auteur m'a dit de ressusciter, reprend- I lie après un instant, pour solliciter votre indulgence ^. » Et comment écarter le souvenir du mot de Dorval à la fin d'une représentation d'Antomj, où le rideau s'était abaissé trop vite : « Je lui résistais, il m'a assassinée » ?
De qui se moque-t-on ici? J'ai grand'peur que ce ne soit du drame même, et que nous n'ayons affaire à un cas de prescience critique assez rare. Tout le théâtre de Dumas, celui-là surtout, y est d'avance criblé. Fièvre, mouvement, viols, meurtre, suicides, scejjticisme, satanisme", procédés nouveaux, conventions de demain, rien n'échappe aux pointes de cet ironiste. « Pour un enlèvement, il faut autre chose que de l'amour; il faut