‹ Le drapeau de carillonChapitre 1 sur 36 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

J’ai écrit le “Le Drapeau de Carillon” afin de mettre devant les yeux du peuple, sous la l'orme saisissante du drame, le tableau des dernières luttes de la France au Canada. J’ai voulu avant tout faire une peinture vraie, fidèle et simple des hommes et des événements de cette époque mémorable. J’aurais pu, peut-être, imaginer des situations plus dramatiques, plus émouvantes, mais j’ai préféré construire mon drame sur les mœurs du temps avec les vertus et les vices de l’époque, avec les idées et les sentiments qui dominaient alors. Je fais parler et agir mes personnages comme ils parlaient et agissaient suivant l’histoire et la chronique. Le rôle de l’officier anglais est non seulement vraisemblable, mais conforme aux traditions ; le jeune Murray ne fait qu’exprimer en réalité les sentiments bien connus du général Murray lui-même.

L’idée de faire mourir mon héros dans les plis du drapeau de Carillon m’a été inspirée par Crémazie.

On m’a prêté différentes intentions. Je n’en ai qu’une seule : glorifier ceux qui dans les derniers jours de la domination française au Canada luttèrent si vaillamment pour la France, montrer les obstacles contre lesquels ils eurent à combattre, et faire voir que notre histoire renferme des éléments précieux pour le drame comme pour la poésie et les beaux-arts. J’ai voulu donner un exemple, ouvrir une source où d’autres puiseront plus tard avec plus d’honneur et de succès.

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