UN AUTRE MILICIEN
L’ami, as-tu fait ton testament avant de partir ? Qu’est-ce que tu as laissé à la Louise ? (Pire général.) (On entend du bruit.)
LE SERGENT
Silence, messieurs, c’est notre capitaine. . .(De Sérigny , entre.)
de sérigny, salue et aperçoit François Tiens! François... Mes enfants, je vous présente une recrue, un nouveau soldat. . .
FRANÇOIS
J’me suis fait connaître ( rire général ), mais j’ai pas été reçu comme j’espérais.
DE SÉRIGNY, sévère
Comment cela ?
C’est comme la Louise, ils me prenaient pas au sérieux, je suppose. . . mais tout est correct à cette heure
DE SÉRIGNY
Tant mieux!
LE SERGENT
On vous remercie, capitaine, d'avoir pensé à nous, de nous avoir envoyé du vin qui nous a réjoui le cœur et fortifié l’âme. . .
DE SÉRIGNY
C’est le moment d’avoir l’âme forte, d'avoir du cœur au ventre. . . Dans quelques heures, mes amis, vous entendrez le clairon et vous serez en face de l’ennemi.... Miliciens, mes amis, vous serez braves comme de coutume, vous me suivrez. . .
FRANÇOIS
Il paraît que c’est dangereux de vous suivre !
( Eclats de rire.)
DE SÉRIGNY
Silence! François. . . (7/ continue.) Oui, vous .me suivrez, nous serons, comme toujours, les pre miers en avant, et nous montrerons aux soldat,' réguliers de la France et aux Anglais, de que! métal les Canadiens sont faits ... Tl faut que demain le drapeau dé la France flotte sur les murs de Québec . . . Perdre Québec, c’était la mort, le reprendre, c’est la résurrection. . . Pons le reprendrons. . . Vive la France!
tous .
Vive la France ! . .