A. J. Sanson. Du Point d'appui
que Vair , pour commander à Y air, — mais encore je suis personnellement convaincu que plus nous Serons lourds, mieux nous voyagerons en l’air!
El je sais encore déjà que je ne suis plus seul de cet avis....
Des preuves?
— Transportez dans la nacelle d’un ballon, comme je l’ai fait plusieurs fois, un moineau, un ramier, — et, arrivé à quelque cent mètres de hauteur, ouvrez la cage :
Si craintif de l’homme ailleurs, si rapide
à le fuir toujours, l’oiseau, là, reste immobile contre sa porte entrouverte.
Parce qu’il sent bien que Fair n’a plus, à cette hauteur, la densité nécessaire pour supporter son vol, et que le secours de ses chétives ailes ne le protégerait plus ici contre la loi de sa pesanteur.
Posez-le sur le bord de la nacelle :
— Effaré au-dessus de cet espace qui n’est plus sien , il a le vertige — le vertige de V oiseau , oui1! — et il se rejette , voletant gauchement , vers le centre de la nacelle, jusque sous vos pieds.
Précipitez-le : — vous le voyez tomber comme plomb ou tourbillonnant, jusqu’à ce qu’il ait atteint dans sa chute la cou-