Balson pris la forme de Dictiomiaires (2), ou ne
d'être de dépassent pas les proportions de manitela
ce traité. destinés à renseignement moyen (3).
Il manque à notre littérature juridico-politique un livre semblable à ceux à!E8m€in pour la France (4), de Ixihand pour FAUemagne (5), de Bwya pour la Hollande (6), de Dicey (7) ou à'Ânson (8) pour TAngle-
(1) Exemple : le Commentaire très apprécié de M. Thonissen, 1844, 1876,
(2) G-iron. Dictionnaire de Droit* public et administratif 1896,
(3) Moêêon et Wiliqùet, Mannel de Droit oonstitationnel, 7»* édition. Mons 1902,
F. Mlard, Notions sur La Constitution et les lois organiques, 11 ">* édition chez Castaigne Bruxelles.
Maurice DantoUewux, Les institutions nationales de la Belgique, Tournai
(4) Eléments de Droit constitutionnel Français et comparé. 2™* édition. Paris 1899.
(6) Le Droit public de l'Empire allemand. Traduction Française en 6 volumes. Paris, Giard et Brière.
(6) De Grondwet. 3 toI. Amheim, 1883 et 1884.
(7) Introduction to the study of the law of the Constitution. London. MacmiUan 1897 (une traduction Française vient de paraître à Paris ches& Giard et Brière).
(8) The law and custom of the Constitution. Oxford, Charendon 1892. — 2 volumes.
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terre, de Palma (9) ou dVrlando (10) pour l'Italie, de BurgesB (11) pour les Etats-Unis, etc.
L'œuvre dernière et magistrale d'Emile de Laveleye {Le gouvernement dans la Bérnooratie, 1891) forme deux volumes consacrés tout entiers à l'exposé des doctrines politiques, à d'intéressants chapitres d'histoire, et même de sociologie. — L'analyse des principes juridiques, le commentaire et l'interprétation des textes, l'étude des controverses n'y tiennent pas de place.
Le traité à écrire représente une tâche considérable: Ion ne pourrait se borner, en effet, à l'étude de notre Constitution dans sa lettre et dans ses applications à notre vie nationale; il faudrait s'attacher à relier notre Droit public à ses origines historiques, à lui assigner sa place dans l'évolution des idées et des régimes, à déterminer ses rapports avec la Science de l'Etat (12) ou Droit public général.
L'on pressent les difGcultés à résoudre, les obstacles à éviter ou à vaincre.
Parmi ces difficultés, la plus redoutable peut-être, réside dans l'ébranlement actuel des principes politiques, dans l'imprécision des idées fondamentales, dans le désaccord inquiétant qui sépare les meilleurs esprits sur les notions essentielles.
Il n'est pas une de ces notions qui de nos jours ne soit secouée, mise en péril par des critiques et des analyses im- ||
pitoyables.
Il y a pou de temps, un auteur Français, Léon Daguit (13), publiait un livre fort remarqué, très au courant de la science ^
allemande, dans lequel il se fait l'adversaire décidé des no-
(9) Corso di Diritto OonstitaEionale. Firenze 1883 à 1885, 4 Yolumes. .
(10) Principes de Droit pablic et oonstitationnel. Edition Française. Paris, | éditeur Fontemoing^, 190i. |i
(11) Political Bcienoe and comparative law. Boston 1890.
(lî) Science politique — Polit ict — Political êcience — Politik aU Wittenêchaft,
(13) V Etat y le Droit objectif et la loipo*itite. Paris, Fontemoing, 1901. — V. l'analyse qu'en fait la Reme de Droit public (directeur Larnaude, Paris), j