‹ Le Droit d'AsileChapitre 122 sur 365 · eod2l., ce · texte numérisé non relu

eod2l., ce

commis dans l’église de la peine du bris d'immunitél; un pas restait à franchir : Benoît le Diacre présente comme canon 20 du concile de Tribur un texte fabriqué, qui punit toute violation d’asile d’une peine canonique et de la peine pécuniaire du bris d’immunité?. Il reproduit également la formule utilisée parle diplôme de Louis le Pieux pour Aniane à : l’immunité carolingienne s’étend à tout le domaine immuniste, s’il est entouré d’une clôture; mais, dans le cas contraire, elle ne recouvre que l’espace clos, c’est-à-dire fréquemment l’église et son aître ; or la loi romaine, empruntée au Code Théodosien, que Benoît insère également dans sa collection, reconnaît précisément comme district de l'asile tout cet espace entourant immédiatement l’église 4.

Réginon de Prüm, au début du X° siècle, reproduit, dans son traité de synodalibus causis et disciplinis ecclesiasticis, les textes canoniques et séculiers qui placent toutes les églises sous la protection de l’immunité et sanctionnent les délits qui y sont commis de l’excommunication et de la peine séculière de la violation de l’immunité; mais il sépare encore celles-ci des règles du droit d’asile 5.

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