‹ Le Droit d'AsileChapitre 337 sur 365 · Op. cit., p. 141 et suiv · texte numérisé non relu

Op. cit., p. 141 et suiv

De même Suarez, de Relig., t. II, 3, 8, n. 9 ; ZOESIUS, Op. cil., p. 434 ; Zecu, op. cit. ; DuraND de MAILLANE, Dictionnaire de droit canonique, Paris, 161T-eDPEEe Immunilé, p. 10... etc... <

7. SARPI, Op. cil., note que pendant les premiers siècles de l’ère chrétienne le droit d’asile n’a été réglé que par les lois impériales ; les chefs de l'Eglise

arguments historiques difficilement réfutables 1 : comment, en effet, empêcher le pouvoir séculier de limiter un privilège qui ne vit que par l'acceptation volontaire de l’autorité de l'Eglise ou par un accord entre les deux puissances ?

Le mieux est de le justifier de la manière la plus convaincante, en face des attaques dont il est l'objet : on le déclare fondé essentiellement sur l'honneur dû à Dieu et le respect. dû à son église? et à l’Eucharistie qu'elle renferme 3 ; sans doute, il n’est pas sans danger pour la justice temporelle 4; mais la miséricorde et le respect du lieu sacré sont des biens supérieurs 5.

La question de l’asile a donné naissance, du XVIE siècle au XIXe siècle, à une littérature innombrable, dont les auteurs, ayant pris position Pour ou contre l'institution, ont de la peine, lé plus souvent, à ne pas faire œuvre de partisan 6..

ont reçu ces lois et n’ont Pas Cru pouvoir en faire eux-mêmes (exemple du Conc. de Carthage de SOIT D 79 ne 2) ; dans la loi Praesenti (cf. p. 85, n. 6) l’empereur Léon excepte la ville de Constantinople où il réside et le canon Definivit (cf. p. 462) contient l'indication de Pintervention d’Ervigius. CLARUS, Opera omnia sive practica civilis aique criminalis, Lyon, 1672, P. 467 et suiv., parle de l’immunité « concédée » aux églises et MYLER von EHRENBACH, 0p. cit., p. 42 et Suiv., considère le droit d'ouvrir des asiles comme une prérogative régalienne.

GAMBACURTA se rend compte de la faute commise Par ceux qui ont demandé des privilèges d’immunité aux puissances séculières ; car celui qui peut concéder, peut aussi modifier Où supprimer ; op. cit., P. 164 et suiv.

ASSEMANI, Op. cit. P. 176, n’hésite Pas à interpréter ainsi le concile de 399 : les évêques n’ont pas demandé à l’empereur une concession d’asile, mais ils ont fait appel à la force séculière pour le défendre.

Page 1