U SIEUR HUGO DE GROOT
» Monsieur, » Je vous remercie des bons offices que vous m'avcs rendus par delà vers quelques-uns du Conseil du Roy : ce q%u je voussupplisc de continuer tant vers les susdits, que autres que vous jugerez à propos; vous asseurant que je recognoistray cette bonne volonté en teutes occasions où j'uuray le moyen de vous servir. Je vous supplie aussi de faire estât de luou affection : et vous asseurer que je vous la continueray toujours, y estaut obligé par celle que m'avez tesmoignée de tout temps. J'ai prié vostre beau- frère le sieur Reigesberg dé vous escrire particuli^rement sur quelque sujet, sur lequel je seray fort aise d'enteudrc vostre advis : vous m'obligerez fort de me l'envoyer, comme vous avez desjà faict par le mémorie que vous m'avi-z envoyé, dont je vous remercie bien fort. Je souliaiteruis de pouvoir estre utile i-n vos affaires (mr deçà, et m'y eniployerois de tout mon cœur; mais vous scavez la constitution des affaires estre telle, que ny moy, ny vos autres amys, ne pouvons vous y servir, comme nous détiirerions bien. Je veux espérer que le temps y pourra apporter du changement, et que je vous pourray revoir en ce pays estime et honoré comme vos rares qualitez le méritent : de quoy je ne recevray pas moins de contentement que j'ay fait do vosire liberté. Cependant je vous &ouhaite eu vostre éloigoement de vostre patrie tout le contentement, heur et prospérité que vous scauriez désirer. Ce que je prie à Dieu de vous donner, et à moy l'occasion de vous faire paroislre par effect que je suis.
• Monsieur, • Votre très-affectioenné à vous (aire service.
» Fft. Hbn&t de Nassau. »
De La Haye le iv d*aoust 46i9.