‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 21 sur 373 · livre it, chapitre vu · texte numérisé non relu

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nous voyons que cela s'est passé autrefois en Egypte (') et dans la Bretagne1. «Sans faire de distinction entre les sexes, l'Egypte2 sait subir une reine, » ditLucain. A propos des Bretons, Tacite dit « qu'ils ne font point de distinction de sexe pour le gouvernement3. » Et les enfants adoptifs ne succéderont pas moins que les enfants véritables, eu vertu d'une volonté présumée. C'est ainsi qu'Hyllus, fils d'Hercule, succéda par droit d'adoption au royaume d'Epalius , roi des Lbcricns (Stuaron, lil>. IX). Le bâtard Molossus (**) succéda au royaume d'Epire, par la volonté de Pyrrhus, son père, qui n'avait point d'enfants légitimes (Pausanias, lib. 1)/ Le roi Athéas se préoccupa d'adopter Philippe pour lui laisser la succession de la Scytbio (Justin, lib. IX), Jugurtha,

(*) Sur Alexandre et Laodicc, voyez Polybe {Excerpt. Légat., CXL). Au sujet de la fille d'Aulélès, voyez Slrabon, XVJI. Arrien raconte qu'après Sémiramis plusieurs femmes ont régné en Asie {De Expedit.). Telles furent Nilocris à Babylone, Arlémise à llalycarnasse, Thomyris chez les Scythes. Servius dit à propos d'un vers du premier chant de l'Enéide : « l'arec qu'auparavant les femmes même régnaient. » Il nous apprend, à propos du IXe chant de l'Enéide, que le même usage avait été en vigueur chez les Hulules. Grotius.

1 La Grande-Bretagne. (D.)

- Vharos, dit métaphoriquement Lucain. P. P. F.

;l Le tronc de la Grande-Bretagne est, en effet, héréditaire, par ordre de primogeniturc, les hommes étant préférés aux femmes, mais seulement au même degré de parenté. P. P. F.

(**) Chez les Tarlarcs, les bâtards sont égaux aux enfants légitimes. Hérodote dit des Perses : « C'est une coutume pour eux que le bâtard règne tant qu'il n'y a pas d'enfant légitime. » Dans l'Espagne, occupée par les Vandales, il y eut, au rapport de Procopc, deux fils de Godigisclc, l'un, Gontharis, enfant légitime, l'autre, Gizcric, bâtard, qui régnèrent tous deux; sans doute selon l'ancienne coutume des peuples septentrionaux, dont. parle Adam de Brème (llistor. Ecoles, cap.cvi), et llelmold (Stot'ic, lib. I, cap. li et lu). Michel, maître de la Thessalie, eut pour successeur, au défaut d'enfants légitimes, Michel, son lils bâ tard (Grlgoii.vs, lib. II). A celui-ci succéda pour une partie un autre bâtard (voirie même Gri'goras, lib. IV). Au sujet de Molossus, bâtard de Pyrrhus, voyez Servius, sur le IIIe chant de l'Enéide. Gncmus.

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