LIVRE II, CHAPITRE VII
enfants naturels, parce qu'ils sont exposés au mépris, eux dont la mère n'a pas été honorée par leur père du titre d'épouse légitime, et de plus parce qu'on est moins sur de leur filiation : or, dans les États, il est important que le peuple ait la plus grande certitude qu'on puisse avoir à cet, égard, afin d'éviter les contestations. Ce l'ut la cause pour laquelle les Macédoniens estimèrent que le trône était dû plutôt à Démétrius qui était cadet, qu'à Persée qui était aîné : parce Démétrius était né d'une épouse légitime (Tite-Live, lib. XXXIX). Et nous lisons dans Ovide : « Elle n'a point été épousée, elle n'a point été reçue avec le ilambeau conjugal; pourquoi? Si ce n'est pour que, bâtard, tu ne tusses pas mis en possession des États paternels. » Mais on doit repousser encore les entants adoptit's, parce (pic la noblesse d'une race vraiment royale rend les rois plus imposants et fait naître sur leur compte de plus hautes espérances : « Dans le taureau,
dans les premières .innées du xixe siècle, l'avéncmcnt des princes de la famille desBonnpartes sur certains trônes de l'Europe, l'histoire contemporaine nous apprend qu'on n'a pas toujours a admis à la succession ceux qui sont nés selon les lois de la patrie. » Nous avons cité plus haut l'article de la constitution belge, qui appelle au tronc de Belgique Léopold de Saxc-Cobourg {avènement, 2G juin 1831), sur la proposition de la conférence de Londres (réunie depuis octobre 1830, et composée des envoyés de la France, de la Russie, de l'Autriche et de la Prusse). En 1832, les puissances signataires du traité de Londres du G juillet 1827 (l'Angleterre, la France et la Russie), donnèrent le trône de Grèce à un prince de Bavière. Le 30 mars 18G3, l'Assemblée nationale grecque proclama roi constitutionnel des Hellènes, le prince Guillaume-Georges, second fils du prince Christian de Danemark. Le 10 juillet de la même année une commission nommée par l'assemblée des notables de Mexico, pour examiner la forme de gouvernement qui convient le mieux au Mexique, conclut en faveur de l'établissement d'une monarchie modérée, héréditaire. La couronne impériale est offerte à l'archiduc Maximilien d'Autriche; et en cas de non-acceptation de ce prince, le peuple s'en remet à l'empereur Napoléon III pour qu'il lui désigne un autre prince catholique. L'empereur Maximilien d'Autriche règne en ce moment sur le Mexique. P. P. F.
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