LIVRE II, CHAPITRE XXII
tses, avides qu'ils sont des périls, comme parle Tacite, ur les périls eux-mêmes (*). Le vice de ces hommes
iions de territoire obtenues par la violence et que les cédants s'ef- :cnt de récupérer, la violation du territoire et des règles consacrées le droit international, l'ambition des princes qui rêvent de nouvelles quêtes, la jalousie du développement d'un Etat voisin, ou la crainte aspirent ses préparatifs d'agression; enfin, à de certaines époques, opinions politiques et les idées de propagande. Voir Maiitens, Précis droit des gens mod. de l'Eur., liv. VIII, ebap. m, g 265, édit. Guilmin, 18Ci, t. Il, p. '206, et la note de M. Ch. Vergé, p. 208; voir si le mémoire de M Portalis, intitulé : De la guerre considérée dans rapports arec les destinées du genre humain, dans le Recueil des trax de l'Académie des sciences morales et politiques, t XXXVIII, g 37. îrotius a fait justice de quelques-unes de ces causes principales, et on l lui en savoir gré. Il a condamné les guerres préventives, les guerres )irécs par un sentiment d'égoïsme, ou guerres d'inlérêt, les guerres conquêtes, les guerres de propagande. Formuler de pareils Arrêts, au leu de la guerre de Trente-Ans, et en présence des guerres de relin qui ont ensanglanté l'Europe de 1584 à 1045, c'était parler à son :1e un langage qui pouvait avoir ses dangers. Malheureusement Groi condamne les guerres d'émancipation. Il n'admet point que les peus secouent l'esclavage qui les opprime. Le g xi de ce chapitre fait lie au> milieu des pensées généreuses proclamées par notre auteur, isloiredu xix" siècle a donné, sur ce point, de glorieux démentis à ilius
.es publicistes modernes, nous l'avons dit plusieurs fois déjà, ne consiont plus la guerre comme juste, que dans deux cas : lorsqu'elle est le seul inique moyen pour une nation d'obtenir réparation d'un droit lésé, ou se garantir contre la lésion imminente d'un droit. Hors de là, c'est-àe s'il n'y a pas lésion non réparée d'un droit, ou tout au moins lésion ninente de ce droit, la guerre ne peut être qu'injuste. Ainsi, la violation n simple devoir de morale, de politesse ou de bienséance, ne peut jais être une cause justificative de la guerre. Des raisons de simple utilité itique ne légitiment pas davantage la guerre, que l'excellence du but on se propose d'atteindre. Cette doctrine nouvelle, préparée par Gros, et définitivement adoptée par la théorie contemporaine, exclut les 2rres dites d'équilibre, de religion, de propagande, et même, quoique pratique ne se soit pas toujours, dans ces derniers temps, conformée à théorie, les guerres d'ambition et de conquête. Voir mes notes sur ttel, édit. 1803, t. Il, p. 3C9 cl suiv. P. P. F.
'*) Ammien parlant des Alains (lib. XXXI), dit « qu'ils aiment les il. 34
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Dion de Pruse, c'est une pure folie qui ch( j.iv malheur ■ Oral. I* m <lit
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sang; ou do moins i eux-là ><>nt très-peu nombreux. »
111. i. Mais la plupart de ceui qui tout la ont des < buj i qui U né ni à r, av(
causej justificatives. 11 y eu ■ qui ne prenu Bouci des causes justificatives, et Mir le compte d peut être dit ce qui a été exprimé par les jui romains, «pi»' celui-là est uu lui-. nul qui, inl j ge* sur la cause de sa p >n, n'ai . que
le l'ait de sa possession môme " . A. qui conseillent la guerre : iQue souvent ils ne rinq tcnl pas de savoir >'il est juste uY îv.lmi
iugend la gterre, autant <iuc les personne* pacifiques trouvent du
plaisir au repos. » GiuftSi.
(*) Le même, lib. Il, / f v, dit en parlant d'Apollodorc et de
l'Iialaris : « Ce n'est pas la de la colère; c'e>t de la férocité. • G
(**) L. Pro harc . lit-, il lois • - D* hxredit.
petit. Telle était la guerre dos llérules contre les Lomtwrds. eulreprise sans aucun prétexte. Dans Tite-Live, les Gaulois disent • qu'ils portent leur droit avec leurs armes, cl que tout appartient aux hommes courageux, n »