LIVRE II, CHAPITRE VU
celui qui examinera ces lois elles-mêmes. Mais la meilleure raison, c'est qu'en matière de choses favorables* la signification des termes doit être étendue à tout ce qui leur est propre, non-seulement dans le sens ordinaire, mais même dans le sens ligure. C'est ainsi que sous le nom de lils on doit comprendre les enfants adoplifs; et sous le terme de mort, la mort civile, parce (pie les lois se sont habituées à parler ainsi. C'est pourquoi, par l'expression du plus proche, on entendra avec raison celui que la loi place au plus proche degré. Mais dans les Élats héréditaires indivisibles, où l'on n'exclut point la représentation, le lils du (ils aîné et le lils cadet ne sont pas toujours préférés l'un à l'autre; mais comme cela se passe entre égaux — car, par un effet de la loi, ils sont devenus égaux quant au degré — celuilà est préféré qui précède l'autre par l'âge; car nous avons dit plus haut que dans les États héréditaires on ne succède point au privilège de l'âge. Chez les Corinthiens la succession appartenait toujours à l'aîné des enfants du roi défunt, comme Georges le Moine l'a extrait du livre YI de Diodore de Sicile. Chez les Vandales, où il était ordonné que celui-là serait héritier qui serait le plus proche par le sang et le plus âgé, on préféra un lils cadet plus âgé au lils du lils aîné (Piiocop., Bell. Vandal., lib. I) (*). De même, en Sicile, Robert fut préféré au lils de Martel, son frère aîné, non pas proprement par la raison que Bartole a imaginée que
(*) Henri, fils dcGcnzon, fut préféré à Gondamond. Au sujet d'un tel ordre de succession, voyez ce (jui a été dit plus haut dans le texte et les notes, l 24 (a). Grotius.
(a) Il y avait ici, dans le texte, Hcnricus, pour Ilonoricus, ou Fleunericus:
ce qui était sans doute une faute d'impression Il fallait dire, conformément
à la vérité de l'histoire, et pour que l'exemple fût à propos, qu'Honoric, fils cadet de Gizeric, fut préféré à Gondamond, fils de Gcnzon, son aîné...
(Bahuevrac)
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cadets du même Edouard, Uémou ol Thonu est pareillement établi par une loi dan de Castille1.