BLANCHE, MADAME DE BOUTTELLOY
MADAME DE HOUTTKLLO Y, oatranl du fond à droite.
Ah ! Chère mignonne, je vous cherchais, je suis arrivée bien tard, et je n'avais pas encore pu vous joindre. Vous allez bien?
' BLANCHE
Fort bien, chère madame... Et vous, à merveille, je vois...
MADAME DK BOUTÏELLOY.
Mais oui, pas mal... Je n'ai pas vu M. l'érard.
BLAXCHE.
Une viendra pas. Une très grosse affaire l'a retenu à son conseil d'administration.
MADAME DE BOUTTELLOY.
Quel dommage qu'il ne soit pas près do vous, ce soir...
BLANCHE
Sans doute... Mais vous savez, les devoirs de la vie...
Il va bien vous manquer !
BLANCHE
Assurément !...
MADAME DE BOUTTELLOY.
Une fille aime tant avoir près d'elle l'appui d'un père n'est-ce pas ?...
BLANCHE
Evidemment!... Mais je ne vois pas...
MADAME DE BOUTTELLOY.
Oh! oui, les parents ! — C'est la douceur de la vie. C'est bon de les garder longtemps, longtemps ! — car on a bien souvent besoin de leur protection... et quand on les a perdus... il n'y a ]dus que la religion pour nous consoler, nous autres femmes...
BLANCHE
Mais je n'ai pas besoin d'être consolée.. <
«ii MADAME DE BOUTTELLOY.
Sans doute !... Aussi n'est-ce pas pour vous que