ACTE TROISIÈME C
VOUS, ma clièi-e, la vie est comme cela! C'est riii.-^toire Je tous les jours ». — Eh bien! je ne veux pas la continuer, cette i!'ca:'urunte histoire! Les révoltées diront : « Eh! ma chère, votre niari vous tronjpc? Ren-lcz-lui la pureille ». Eh bien! je m'y refuse!... Quant au monde... Qu'est-il pour moi? Qu'a-t-il fait pour moi? Est-ce qu'il me protège, est-ce qu'il me défend ? Est-ce qu'il est pour la femme trompée, outragée et trahie? Il sourit, hausse les épaules, et passe, égoïste et indifférent, quand il n'est point injuste et lâche. Et je me préoccuperais de ce que ce monde va penser, dire et faire? Je subirais la loi des bienséances.;, et des qu'en dira-t-on? Non, mille fois non! J'étais esclave et torturée ; je m'évade, je suis libre; je no veux plus souffrir.
ROBERT
Hélas! vous souffrirez... et peut-être davantage encore!
BLANCHE
Ah! ç^, c'est impossible, par exemple!
ROBERT
Eh bien!
BLANCHE
Eh bien ?
Si VOUS êtes résolue à ne jamais revoir votre inari.
BLANCHE
Jaînais!
ROBERT
Si votre volonté est sur ce p .int absolue...
BLANCHE
Absolue !
ROBERT
Alors, ce n'est pas la séi^aration qu'il faut demander, c'est le divorce.