ACTE UUATRIÈME Oo
CLAREN6.
Justement!
TKIXQUESSE.
Vuus voulez le [trovoquer ?
CLARENS
Oh! pas du tout, quelle idée!
TIlIXQUKySE, so fioUanl la main dioile.
Oh! vous vous y entendez! Je m'en souviens! or, vous aimez madame de Serval.
CLAUENS, ua temps.
Eh Lien oui!... Mais ce n'est pas pour moi, c'est pour elle que je suis ici !
TRIXQUESSE.
Pour elle?
CL ARE N' s.
Je suis venu observer son mari, l'étudier ; et si j'avais vu germer en lui quelque repentir, poindre un bon sentiment, s'il y avait eu quelque espoir de guérison, je vous jure que je conseillerais à madame de Serval de reprendre la vie commune, — comme je l'ai du reste déjà fait!
ÏRINQUESSE,
Vous lui avez conseillé cela?
CLARENS
Sincèrement! mais je me suis heurté à un refus si énergique, que je ne crois plus devoir parler de réconciliation. Et maintenant, après avoir épié si je surprendrais dans Serval un retour au bien, voyant ce qu'il est, je crois avoir le droit d'essayer de me faire aimer... Voilà pourquoi je suis ici, pourquoi je vous y entraîne, égoïste que je suis, afin de
94 LE DROIT DU fEKE
n'y être pas solitaire! Et puis, ne le sentez-vous p;is comme moi ? il n'est peut-être pas inutile de surveiller Serval — qui sait à quelles actions viles sa colère peut le pousser ?
TUINQUESSK.
Sans nous rien dire, nos pensées se sont rencontrées. J'ai eu la mêuie idée que vous, et j'ouvre les yeux et les oreilles, prêt à vous avertir si je découvre quelque chose.
CLARËNS.
Merci pour elle, et merci pour moi.
SGl^xNE IV
Au fond des habituôs, causent et fument, parmi eux, près d'une table de jeu, BRÉVANNES, LE PRINCE IVANOFF.
Kclals de rire.
BBÉ VANNES, à Ivanoff.
Vos histoires ont toujours une saveur particulière.
IVANOFF
Un peu le goût sauvage, n'est-ce pas ?
Tous descendent.
BUÉVANNES.
Non point, prince!
IVANOFF
Si fait! si fait!... nous connaissons votre vieux