‹ Le droit du père; comédie-dramatique en cinq actesChapitre 7 sur 87 · TRINQUESSE, SERVAL, MADAME BLANCHE DE SERVAL · texte numérisé non relu

TRINQUESSE, SERVAL, MADAME BLANCHE DE SERVAL

SERVAL

Ah! Trinquesse, te voilà de retour. Pourquoi cet imbécile de Joseph ne t'a-t-il pas annoncé?

TRINQUESSE, saluant madame de Serval.

Madaa:e, je vous présente mes respects.

BLANCHE

Bonjour, monsieur Trinquesse.

TRIXQUESSE.

Mon cher Serval.

Lui serrant les maius.

SERVAL

Tu as fait un bon voyage ?

TRINQUESSE.

Excellent ! (se reprenant.) Ah ! non ! fort triste !

J'ai enterré mon oncle ! (a. madame de serval.)

Ne croyez pas, madame, que ma belle humeur vienne de ce que j'hérite... car je n'hérite pas : mais c'est dans ma nature d'être gai ! Je suis gai... J'ai donc enterré mon oncle, mis en ordre les affaires contentieuses qui restaient à débrouiller entre sa famille et la mienne. Je me suis fort querellé avec ses héritiers... point par dépit, madame... mais tout s'est terminé le mieux du monde puisque j'ai échappé au liiariage qu'on voulait conclure entre ma cousine et moi. Et me voici revenu enfin, libre de tout souci, bien portant... toujours célibataire et joyeux... d'autant plus joyeux que je vous retrouve tous deux en bonne santé aussi, et sans doute, toujours savourant la lune de miel...

BLAXGHE.

La province ne vous a pas changé, monsieur Trinquesse.

TRIXQUESSE.

En revanche, vous, madame, vous êtes encore embellie, si c'est possible.

BL.\NGHE.

Toujours galant ! N'y a-t-il pas moyen de vous empêcher de faire des compliments ?

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