PREFACE. III
raire. Il serait injuste de méconnaître les services que, même sous ce rapport, les auteurs cités, et surtout Platner, Meier et F. -G. Schoemann, ont rendus à l'histoire du droit européen. Mais il n'en est pas moins vrai que pas un seul de ces savants ne s'est proposé de reconstituer le code pénal de la ville de Minerve, autant que le permet l'état d'éparpillement et de mutilation où les monuments de la législation athénienne sont parvenus au XIX® siècle. On a fait des recherches plus ou moins étendues; on a groupé destextes,énuméré des délits, indiqué des peines ; mais les principes généraux ont été négligés, l'échelle pénale a été mal dressée, les vues d'ensemble font défaut, et, même dans les détails, on remarque trop souvent l'absence d'une critique suffisamment sévère, une exploration incomplète des sources et, plus d'une fois, l'ignorance des règles fondamentales de la justice criminelle.
J'ai cru que ma tâche se trouvait nettement circonscrite par ces faits incontestables.
Satisfait des travaux de mes devanciers relatifs à l'organisation judiciaire et à la procédure criminelle, je dois m'efforcer de combler les lacunes que je viens de signaler dans les études concernant les institutions criminelles de la Grèce légendaire et le droit pénal des siècles plus rapprochés de nous.
Débutant par les âges héroïques, j'ai recherché dans