VI. La questure
Le nombre normal des questeurs sous l'Empire est de 20(7).
Parmi eux, quatre questeurs sont attachés à la personne des deux consuls (quaestores consulum) (s) ; deux autres (9), à la personne de l'empereur (quaestores Caesaris, Augusti)(to). Ils assistent les consuls et l'empereur spécialement dans les fonctions qui concernent le jus agendi cum patribus (11). Deux
(1) Dio Cass., LVÏI, 15, LX, 28. Tac, Ann., I, 77, VI, 47, XVI, 26, Hist., IV, 9. Plin., Epist., I, 23. Juv., VII, 228.
(2) Dio Cass., LX, 28. Cf. Tac, Ann., VI, 47, XIII, 28, XVI, 26.
(3) Tac, Ann., XIII, 28. — (4) Dio Cass., LVI, 47, LIX, 24, LXXVIII, 37.
(5) Dio Cass., LV, 8.
(6) Momm8en, II, 520-522, 545-547, 554-556. Waltbr, § 283. Becker-Marquardt, II, 3, 256-259. Lange, I, 897-899. Madvig, I, 450-452. Mispoulet, I, 253-254. Stobbe, Les candidati Caesaris (en ail.), dans le Philologus, T. XXVIII, 669-683.
(7) Mommsbn, II, 516, n6 1.
(8) Dio Cass., XLVIII, 43. Tac, Ann., XVI, 34. Plin., Epist., VIII, 23 § 5. Orklli, n° 723. Mommsbn, Inscr. neap., n° 4759.
(9) Mommsbn, II, 555. — Les questeurs impériaux ont été attachés à la personne de l'empereur, probablement en sa qualité de proconsul.
(10) C /., II, n" 4509-4511, III, n° 550 et p. 985. Orblli-Henzbn, n« 6501. Plin., Epis t., VII, 16. Tous les quaestores Augusti étaient en môme temps candidati principis (Mommsbn, II, 517, n6 3), & tel point que quaestor candidattes principis devint synonyme de quaestor Augusti (Ulp., Dig„ 1, 13, 1 § 2, § 4, C. /., II, n" 4509-4511). — Borghesi, V, 199-200.
(11) Tac, Ann., XVI, 34. Voyez plus haut, p. 453, n* 8.
sont quaestores urbani (i). Deux questeurs ont des stations en Italie,, lun à Ostie, l'autre à Ariminum (p. 305, ne5); d'autres questeurs, enfin, accompagnent les gouverneurs des provinces sénatoriales (2).
Les consuls et l'empereur ont le choix de leurs questeurs (3). Parmi ceux qui restent, les provinces questoriennes sont tirées au sort (4), sauf le privilège du choix accordé par la législation Julienne et Fapienne aux mariti et aux patres (5).
Les questures italiques sont supprimées par Claude en 44 après J.-C. ; mais, en retour, cet empereur rend la garde de Yaerarium, qui avait été enlevée aux questeurs urbains au début du règne d'Auguste (ô), à deux questeurs, choisis par l'empereur parmi les membres du collège, qui restent en fonctions pendant trois ans et s'appellent quaestores aerarii Salurni (7). Cette attribution leur fut enlevée de nouveau en 56 (s).
Dès le commencement de l'Empire, les questeurs sont obligés à des prestations pécuniaires pour le pavage des rues ; cette charge fut remplacée, sous Claude, par des jeux de gladiateurs (9). Alexandre Sévère restreignit cette charge aux quaestores candidati principis, tandis qu'il mit à la charge du Trésor les frais des munera, donnés par les autres questeurs : quaestores arcarii (10) .