CHAPITRE QUATRIÈME
L'arca praefectarae praetorianae (4).
Chaque préfet du prétoire a une caisse (arc$ prae/ecturae praetorianae), alimentée par Yannona (5), et servant à l'entretien ou à la solde de l'armée (0) et de tous les fonctionnaires et officiâtes de la Cour et de l'Empire (7). Mais les dépenses toujours progressives de l'administration obligèrent de venir en aide aux caisses préfectoriennes par le versement d'une partie de la capitatio terrena, des portoria et des caduca (s).
(1) N. D. Or., 13, Occ, 11.
(2) Nov. Martian., 3 § 2. — Aussi y a-t-il, sub dispositions du cornes rerum privatarum, un cornes largiHonum privatarum. N. D. Occ, 11.
(3) Cf. cod. Th., XI, 1, 36.
(4) Bouchard, 273-283. Humbert, Arca praefecturae, dans le Dict. des ont. gr. et rom. de D. et S.
(5) Zos., II, 33. Cod. Th., XI, 28, 16, 17, ibiq. Goth., cod. /., X, 19, 6. Nov. /., 128, 1. Cass., Var., VI, 3. — Goth., ad cod. Th., XI, 1. Voyez p. 616.
(6) Zos., II, 33. Cod. Th., VII, 4. Nov. Th., 39, pr. § 3. Procop., hist. arc, 23. Lyd., demag., III, 5. — Goth., paratitl. ad cod. Th., VII, 1, p. 256-257. Quand Yannona, fournie en nature, ne suffisait pas, on faisait des réquisitions, au prix du marché (publica comparatio, cod. Th., XI, 15, cod. /., X, 27), ou à décompter au premier versement des contributions. Cod. Th., XI, 1, 29 ; 5, 1. Nov. /., 130, 1, 3, 5.
(7) Cod. Th., VII, 4, 17, 32, 35. Voyez plus haut. p. 559, 565, et 593, n« 10. — Ces caisses servaient donc aux principales dépenses publiques. La cura viarum et Y aliment atio n'existaient plus (Hirschfeld, Rech., I, 122, n* 3) ; les dépenses du cursus publions étaient supportées en grande partie par les provinciaux (ib., 99, ne 4).
(8) Bkthmànn-Hollwbg, § 134, n* 21.
ttECTIOlV III* - DE L'ADMIIVISTRATIOIV