Imper ator
L'acclamation de la victoire ne rentre pas par elle-même dans la suite des magistratures, et lorsqu'elle y trouva accès vers la fin de la République, il se passa quelque temps avant qu'elle y acquit une place fixe (4). Sous Auguste et Tibère, le titre imperator est fréquemment placé après le consulat (5) et, lorsque la puissance tribunicienne est après le consulat,
(1) Les preuves sont données au sujet du titre imperalor.
(2) Il y a des inscriptions italiques du temps de Tibère qui , selon le système d'Auguste, mettent la puissance tribunicienne après le consulat ; ainsi l'inscription de la ville de Rome de Drusus Ti. f. C. I. L. VI, 910; Orelli, 604 — C. /. L. XI, 367 (Rimini, avec Auguste); C. I. L. VI, 903 (d'origine inconnue); C. I. L. X, 1414 (Herculaneum). 1624 (Puteoli . Mais l'ordre inverse apparaît sur les pierres de Vaqua virgo {C. I. L. VI, 12.33 : Ponlif. maxim., trib. pot. XXXVIII, COS. V, imp. VIII , sur l'inscription funéraire de l'empereur (C. /. L. VI, 885), dans le calendrier de Préneste de Verrius Flaccus (C. /. L. I, p. 386 = éd. 2, p. 309, relativement à Auguste), sur une pierre de Tusculum (C. /. L. XIV, 2592) et a donc pour lui les témoignages les plus importants, sinon les plus nombreux. Au reste, en supposant que la dernière position était la préférée de l'empereur, les oscillations de l'ordre s'expliquent par l'idée que le nouveau système ne prévalut pas de suite.
(3) A partir de Caligula, avec lequel le titre impérial complet commence à se trouver sur les monnaies de l'empire, la puissance tribunicienne y conserve sa place immédiatement après le grand pontificat et avant le consulat. Les exceptions (cf. p. 44, note 4) sont d'une insignifiante rareté.
(4) Sur les monnaies d'Antoine, imp. se trouve le plus souvent avant, mais parfois aussi après ros. (Cohen, 1, p. 22, n. !j. p. 23, n. 2. p. 26, n. 48 = p. 34, n. 4. p. 35, n. I. p. 45, n. 80); ce dernier ordre est suivi chez Lépide [op. cit., p. 22, n. 4. 5 = p. 34, n 4. 6) et dans une inscription de la ville de Rome de César de l'an 725 (C. /. L. VI, 873).
(5) L'ordre cos., imp. tr. p. est celui de l'arc de Pavie 'C. I. L. V, 6416) pour Auguste connue pour Tibère, celui de l'inscription du pont d'Ariminum (Orelli, 604 = C. I. L. XI, 367) et d'une pierre d'Auguste de Casinum (C. /. L. X, 5169), en outre de celles de Tibère (C. /. L. VI, 903. X, 1414. 1624), citées, note 2.
après cette dernière elle-même (1). Cependant, dans les inscriptions d'Auguste de la ville de Rome, imperator est en général placé, à l'inverse, en tête des attributions de magistrat (2), et si Tibère ne semble pas avoir agi ainsi (3), si, d'autre part, Gains n'a pas porté le titre ^imperatoi\ ce titre prend place depuis Claude immédiatement après la puissance tribunicienne reportée désormais à la tête des magistratures, donc précède le consulat (4).