‹ Le drôle de corps; comédie en un acte et en prose. Représentée pour la premìere fois a Paris sur le Théâtre du Panorama, le 3 août 1822Chapitre 6 sur 29 · LA BUSSIÈRE · texte numérisé non relu

LA BUSSIÈRE

Des chasseurs au pain et à l'eau ! c'est donc «ne niaifOa d'arrêt que votre maison ?

N A NETTE

Dame! est-c'que vous n'avez pas d 'gibier dans vol'carna cière ?

LA bussjèrf.

Oh ! si , parbleu... je n'y pensais pas... ( // tire le graide sa fibecière). Tenez , mettez nous ce perdreau là à la broche. NANETTE , riant et tenant te geai par les pattes. iVous appelez ça un perdreau ."*

LA BUSSIÈRE, tirant un chat.

Aimez vous mieux nous faire une gibelotte T

NANETTE

Ah ! qu'est-ce qu'est qu'ça.

LA BUSSIÈRE, il le jette dans la coulisse. £h bien .''... Quoi donc.** C'est un lapin de gouttière.

EUGÈNE

Ma chère Nanette , tiens, voilà ma bourse, dépense, achète, fais-nous un bon déjeûner, elle reste sera pour toi.

NANETTE, riant.

Ah! ah! le pauvre garçon! gardez votre argent; c'était pour rire. Monsieur est parti , c'est vrai ; mais mamselle et moi nous sommes les maîtres du logis , et nous allons vous traiter comme il faut.

EUGÈ>E,

Ah ! à la bonne heure , parle donc ; tu m'avais effrayé. (/* pa pour entrer dans la maison ).

NANETTE

Eh bien.'' Où allez vous.''

EUGÈNE

Je vais voir ma cousine.

NANETTE

Doucement, monsieur, ça n'se fait pas comm'ça. Je rais prévenir mamselle ; et vous aurez la bonté de l'attendre ici. EUGÈNE.

Dépêche-toi.

Page 1