‹ Le drôle de corps; comédie en un acte et en prose. Représentée pour la premìere fois a Paris sur le Théâtre du Panorama, le 3 août 1822Chapitre 8 sur 29 · L.\ BUSSIÈRE · texte numérisé non relu

L.\ BUSSIÈRE

N'aie pas peur , n'aie pas peur.

EUGÈNE

C'est que je te connais , quand tu trouves l'occasion de rire aux dépens de quelqu'un , tu ne la laisses pas échapper.

LABUSSIÈRE.

Oh ! c'est bon à Paris, en société , ça amuse ; mais ici . . . les gens de campagne sont si simples, si crédules , il n'y a pas de mérite à les tromper.

EUGÈNE

Les gens de campagne !.. ça n'empêche pas que, ce malin encore , tu ne te sois diverti aux dépens de ce pauvre garde-champêtre , qui t'a demandé ta permission de chasse

LABUSSIÈRE.

Que veux-lu? il me demande : Ht quel droit chassezvous ? (^11 déclame^

« Du droit qu'un esprit ferme et vaste en ses desseins a A sur l'esprit grossier des vulgaires humains... — Ah ! c'est différent... passez.

EUGÈNE

Prends-y garde, lu t'es fait déjà vingt affaires. . .

( lo )

LABUSSIÊRF..

Cui; mais comme je ies ai esquivées, heim ?

EUGÈNE

Je crois bien, en te sauvant à toutes jambes.

LABUSSIÈRE.

Laifse-donc.

EUGÈNE

Cela ne l'est pas arrivé encore , il v a quelque temps , lorsque lu as versé une caraffc d'eau sur la tête de cet homme?

LABUSSIÉRE.

Parbleu, il voulait m'assommer àcoojps de bûches.

EUGÈNE

Dis donc à coups de canne.

LABUSSIÊRE.

L'homme^ la caraffe, j'ai cru que c'étall une bûo.. .v... ça, ( st-ce que la mam'selle Nanelle nous a plantés là pour revcrdiri* vois-donc si elle vient .

EUGENE

La voici ; tais-toi.

LABUSSIÊRE.

C'est bien heureux.

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