L.\ BUSSIÈRE
N'aie pas peur , n'aie pas peur.
EUGÈNE
C'est que je te connais , quand tu trouves l'occasion de rire aux dépens de quelqu'un , tu ne la laisses pas échapper.
LABUSSIÈRE.
Oh ! c'est bon à Paris, en société , ça amuse ; mais ici . . . les gens de campagne sont si simples, si crédules , il n'y a pas de mérite à les tromper.
EUGÈNE
Les gens de campagne !.. ça n'empêche pas que, ce malin encore , tu ne te sois diverti aux dépens de ce pauvre garde-champêtre , qui t'a demandé ta permission de chasse
LABUSSIÈRE.
Que veux-lu? il me demande : Ht quel droit chassezvous ? (^11 déclame^
« Du droit qu'un esprit ferme et vaste en ses desseins a A sur l'esprit grossier des vulgaires humains... — Ah ! c'est différent... passez.
EUGÈNE
Prends-y garde, lu t'es fait déjà vingt affaires. . .
( lo )
LABUSSIÊRF..
Cui; mais comme je ies ai esquivées, heim ?
EUGÈNE
Je crois bien, en te sauvant à toutes jambes.
LABUSSIÈRE.
Laifse-donc.
EUGÈNE
Cela ne l'est pas arrivé encore , il v a quelque temps , lorsque lu as versé une caraffc d'eau sur la tête de cet homme?
LABUSSIÉRE.
Parbleu, il voulait m'assommer àcoojps de bûches.
EUGÈNE
Dis donc à coups de canne.
LABUSSIÊRE.
L'homme^ la caraffe, j'ai cru que c'étall une bûo.. .v... ça, ( st-ce que la mam'selle Nanelle nous a plantés là pour revcrdiri* vois-donc si elle vient .
EUGENE
La voici ; tais-toi.
LABUSSIÊRE.
C'est bien heureux.