CHAPITRE XVIII
Menaces du premier Consul contre le duc de Berry, le duc d'Orléans et les ambassadeurs. — Sensation produite par l'exécution du duc d'Enghien. — Savary et madame de Rémusat. — Paroles prononcées à la Malmaison par le premier Consul. — Lecture, par M. de Fontanes, de la correspondance de Drake. — Scène émouvante chez le général Murât. — Démission de Château-
briand. -7- Peur de M. de Fontanes. — Terreur à Paris. — Rapport d'un correspondant au ministre des affaires étrangères à Berlin. — Prophéties de guerre prochaine. — Rapport de M. de Dalberg à l'électeur de Bade. — Douleur de la mère du premier Consul. — Regrets de Caulaincourt. — Le Moniteur du 30 ventôse. — Adresses au premier Consul. — Hulin et M. de Ségur.
— Aspect lugubre de Paris. — Entretien de Bonaparte et de Le Couteulx de Canteleu. — Le premier Consul au conseil d'État. — Son allocution.
— Ses menaces. — Le Journal de Paris. — Fourcroy au Corps législatif. — Son discours contre les conspirateurs et lei Bourbons. — Réponse de Fontanes. — Réception solennelle du 4 germinal aux Tuileries. — Lettre du premier Consul à Talleyrand au sujet d'une note attribuée à Champagny. — Note au Moniteur du 30 ventôse. — Jugement du 1" germinal. — Désapprobation presque générale de l'exécution. — Blâme de M. de Ségur. — Mot cynique de Fouché. — Arrestation de vingt-quatre personnes présumées complices du duc d'Enghien. — Dossiers des accusés. — Rapport détaillé sur l'affaire d'Ettenheim. — M. de Grunstein. — M. de Thumery. — L'abbé d'Aymar. — Le général de Vauborel. — A quoi se réduit la conspiration d'Ettenheim. — Celle d'Offenbourg n'est pas plus sérieuse. — Lettre de Havas à Desmarets. — Réponse de Desmarets. — Tentatives de la police sur Canone et sur l'abbé Andiauer. — Que devient l'allégation d'une demande faite par le duc d Enghien de traverser la France? — Peu de solidité des accusations portées contre le prince. — Aveu de l'innocence des accusés. — Leur mise en liberté sans débats prouve que les conspirations d'Offenbourg et d'Ettenheim n'étaient qu'une fable inventée par la police 362