‹ Le duc de Nemours; avec un portrait en heliogravureChapitre 36 sur 62 · Poste du général Friant de la garde nationale · texte numérisé non relu

Poste du général Friant de la garde nationale

occupaient les maisons environnantes. Déjà les troupes du général Huguet avaient été engagées, aux environs de riiôtel des Postes, rue Jean-Jacques-Rousseau ; le poste de la pointe Saint-Eustache avait été vigoureusement attaqué, et, dans les rues environnantes, le 1er léger soutenait un combat assez vif où il perdit une quinzaine d'hommes. On se battait aux environs de 1 'hôtel de ville; à la place du Châtelet, le commandant Prouvansal-Saint- Hilaire avait été tué d'un coup de pistolet par un gamin. Des officiers d'état-major, porteurs d'ordres, avaient été renversés de leurs chevaux et maltraités. Des barricades formidables avaient été construites dans les rues de Rambuteau et des Filles-du-Calvaire. Le général Perrot, commandant la place de Paris, s'était porté sur ce dernier point, et, après avoir fait canonner ces barricades, mettant pied à terre, il les emportait vaillamment, lui-même le premier à la tête de détachements du 23° léger et du 45e. Si donc l'émeute grossissait, elle trouvait dans l'armée une résistance égale à son attaque. Partout fidèle et obéissante à la voix de ses chefs, celle-ci exécutait tout ce qui lui était ordonné avec cette religion du devoir qui fait la force et l'honneur du métier des armes1.

« Mais, pendant que l'armée tenait ainsi ses engagements envers le roi et le pays, que faisait la garde nationale? A la convocation du rappel, battu pour chaque légion dans deux bataillons sur quatre, le plus grand nombre des gardes nationaux ne vint pas. Tous les mécontents, tous les mauvais esprits, tous les mal intentionnés des quatre bataillons se rendirent au point de réunion, et là, au lieu d'obéir aux ordres de leurs chefs et de défendre l'ordre

1. Un sentiment plus ardent que réfléchi, le désir de payer au paya le tribut de son courage et de son dévouement, entraîna même un des officiers du général Renault à quitter la rive gauche, où aucun désordre n'était commis, pour se porter avec une colonne rue Saint-Martin, attiré par le bruit de la fusillade et de la canonnade qu'il entendait de ce côté.

public et le trône, comme la loi leur en imposait le devoir, que firent-ils? Ils se livrèrent à des manifestations aussi coupables que funestes. Nous allons raconter les principales, celles au moins qui nous sont parvenues avec quelque certitude.

" A la place des Petits-Pères, la 3e légion faisait chorus avec l'émeute en poussant avec elle des cris de : a Vive la réforme! » Excités par MM. L)..., ingénieur civil, et P..., capitaines dans la légion, les gardes nationaux allèrent même jusqu'à croiser la baïonnette, à l'approche d'un escadron de cuirassiers qui venait pour disperser les perturbateurs. Après avoir ainsi donné à la révolte leur appui armé, ils demandaient à grands cris qu'on leur donnât les drapeaux enfermés à la mairie, pour les déshonore]- en allant avec eux présenterai! roi et aux Chambres des pétitions en armes. MM. Besson, colonel, et Lambert, lieutenant-colonel de la légion, résistèrent à ces coupables tentatives, jusqu'au moment où le changement de ministère fut annoncé. Dans la 7e légion, les gardes nationaux, réunis à la mairie, voulurent signer, sous les armes, une pétition demandant la réforme. Le maire, M. Moreau, député de l'arrondissement, s'y opposa loyalement, en leur disant que, bien qu'il partageât leur opinion sur ce point, il leur interdisait, au nom de la loi, un acte aussi coupable, et les invita, pour les calmer, a venir le lendemain, sans uniforme, signer chez lui la pétition qu'ils voulaient faire. Leur colonel, M. Laveissière, dans le but de détourner cet orage, les emmena en patrouille sur les boulevards, où ils continuèrent par leurs cris l'encouragement à la révolte. Enfin un bataillon de la 2K légion, placée rue de Rivoli, ne cessait de faire entendre les cris de : « Vive la réforme ! à bas le ministère1 ! »

I. M. Âltaroche, rédacteur du Charivari et capitaine dans ce bataillon, excitait beaucuiip à ces manifestations.

« Le ministre de la Guerre, général Trézel, frappé de la gravité de cette manifestation, amena à l'état-major M. Baignères, lieutenant-colonel, qui était à la tète de ce bataillon. Celui-ci m'exprima très chaudement qu'il lui paraissait impossible défaire entendre raison a ces esprits égarés; il était convaincu de la nécessité de concéder le changement du ministère, comme moyen d'assurer, au maintien de l'ordre, le concours de la garde nationale. Au même moment. M. Chapuis, colonel de la 4e légion, venait annoncer que ses gardes nationaux allaient se rendre en armes aux Tuileries et au Palais-Bourbon, pour exiger la réforme et le changement du nrinisti Une colonne, en effet, de cette légion se rendit, dans ce but, à la Chambre des députés. La révolte avait donc gagné la garde nationale elle-même.

« Après avoir recueilli ces nouvelles, je me rendis aussitôt chez le roi. qui venait de les apprendre en même temps. La reine et le duc de Montpensier s'y trouvaient et étaient convaincus de la nécessité de la retraite du ministère. Le roi répugnait extrêmement à cette mesure. Je voulais une proclamation rappelant aux gardes nationaux quels étaient leurs devoirs et quels étaient leurs droits de pétition individuelle, droits dont ils pouvaient se servir après le rétablissement de l'ordre, pour faire examiner et prévaloir, s'ils le pouvaient, leur opinion. MM. Guizot et Duchâtel arrivèrent. Le premier, prenant la parole, déclara que le ministère était prêt, ou à se retirer, ou a rester près du roi et à courir jusqu'au bout les chances des événements, mais qu'il ne pouvait ni faire la réforme, ni dissoudre la garde nationale de Paris. Après une discussion que la situation brûlante obligea de faire fort courte, tous tombèrent d'accord que la retraite du ministère était le parti qui offrait le moins d'inconvénients. L'appel du comte Mole fut conseillé par les deux ministres. On se sépara les larmes aux yeux, en s'embras-

saut. Les ministres allèrent aussitôt à la Chambre (il était environ deux heures et demie) pour annoncer cette résolution. Je me rendis dans le même but à l'état-major. Le général Jaequeminot, déjà atterré de l'attitude de la garde nationale, voulut se retirer à cette nouvelle. Je lui fis comprendre facilement qu'il ne pouvait y songer tant que les troubles dureraient. Au même moment, arrivaient les rapports des combats ci-dessus rapportés. Les troupes avaient triomphé de toute résistance, partout où elles s'étaient présentées. Des officiers furent expédiés dans toutes les directions, pour annoncer la retraite du ministère et pour donner l'ordre aux divers commandants des zones de ne pas faire d'attaques nouvelles et de se contenter de repousser celles dont ils pourraient être l'objet. En effet, au moment où l'intrigue triomphait, l'agression à main armée était momentanément réprimée. Il fallait éviter tout nouveau prétexte de collision et voir si l'intrigue satisfaite voudrait et pourrait arrêter le coupable mouvement à la tête duquel elle s'était placée. La situation venait de changer complètement. Il fallait marquer un temps d'arrêt, pour voir quelles allaient en être les conséquences.

« Mais revenons au récit des événements.

« En quittant le roi, MM. Guizot et Duchàtel s'étaient rendus à la Chambre des députés qu'ils avaient trouvée dans une grande agitation. L'annonce faite, par M. Guizot, de l'appel du comte Mole, avait produit des effets divers. La majorité en était blessée, et, en effet, cette représentation légale du pays se trouvait annulée par les démonstrations illégales d'une force armée. La sédition avait annulé la Charte. L'opposition, au contraire, toute à la joie du résultai inespéré qui renversait ce grand ministère, objet de tant de haines ei de tant d'envies, l'opposition, sans songer au prix dont elle payait ce triomphe et toujours entourée de la même auréole d'illusions, s'apprêtait

à faire cesser l'émeute qu'elle avait soulevée, et membres quittaient la Chambre en disant : « Allons tout arrêter, o Au retour de cette séance, le ministère vint en entier chez le roi moins le général Trézel, ministre de la Guerre, qui était resté à l'état-major et n'avait pas été à la Chambre). Ceux de ses membres qui n'avaient pas coni avec le roi. avant la séance . paraissaient atterres : parmi eux. MM. Hébert et Salvandy ne purent dissimuler combien la retraite du ministère était contraire a leur opinion et la peine qu'ils en éprouvaient. Le roi rappela que Les circonstances avaient exigé une résolution immédiate, et qu'il avait pensé que MM. Guizot et Duchâtel parlaient au nom du <-al>inet tout entier. Une discussion as>ez vive s'engagea ensuite entre le roi et M. Guizot, sur les termes employés pour annoncer la retraite du ministère. M. Guizot avait dit que le roi avait usé de sa prérogative: le roi ne voulut pas admettre cette expression, qui indiquait à ses veux un acte spontané, dont la responsabilité lui revenait tout entière, tandis qu'il tenait a établir, comme cela était en effet, que ce n'était que sur le conseil d< ministres qu'il avait fait appeler M. le comte Mole. Cette discussion se termina à l'amiable, et la séparation eut lieu de la manière la plus affectueuse. Mol/-, mandé, prit la mission ad référendum et travailla a la formation d'un cabinet, œuvre a laquelle il renonça vers onze heures du soir.

« Pendant ce temps, on ne se battait plus dans les ri mais une foule énorme y affluait : des masses d'ouvriers descendaient des faubourgs ; des menaces d'attaques étaient faites sur plusieurs points et notamment sur la préfecture de police, où des renforts furent envoyés sur des magasins d'armes. La easerne Saint-Martin

1. Trois compagnies et deux encadrons de cuirassiers, sm^ le duite du commandant Leroux, de l'état-rnajor de la division.

était étroitement bloquée par des masses, qui encombraient la rue. Partout, les troupes avaient peine à se défendre de l'envahissement de ces masses, qui tentaient sans cesse de pénétrer dans leurs rangs. L'attitude de la garde nationale n'était pas dessinée ; quelques gardes nationaux s'efforçaient de prêter main-forte à l'ordre, tels que M. Beaude, médecin de l'Opéra, chef de bataillon de la 5'' légion, qui, avec quelques hommes, contribuait à protéger la caserne Saint-Martin. D'autres, au contraire, continuaient à donner à l'émeute encouragement et excitation ; ainsi, dans la 3e légion, on parlait de se porter sur la préfecture de police pour délivrer les prisonniers.

« Mais le temps marchait, la nuit était close ; les troupes, sous les armes depuis trente heures, avaient besoin de repos. Leur station, d'ailleurs inactive, en présence de ces masses de population, leur causait une fatigue d'autant plus grande que l'émotion du combat n'était pas là pour y faire diversion, et cette situation ne pouvait, de toutes manières, avoir sur elles qu'une action donioralisatrice. Il fallait, d'ailleurs, songer au lendemain. Il fut donc résolu que les Tuileries, l'hôtel de ville, la préfecture de police et la place de la Bastille seraient soûls gardés ; que des forces suffisantes pour les mettre à l'abri de toute attaque pendant la nuit y seraient laissées; que tous les autres points seraient évacués, et que toutes les troupes non employées rentreraient dans les casernes de Paris.

« La garde nationale devait être congédiée et convoquée pour le lendemain matin. La foule rendit très longue et très difficile l'exécution de ces ordres, et ce n'est que vers une heure du matin qu'ils furent accomplis.

« Pendant ce temps, les événements avaient marché à giands pas. Les partis extrêmes, craignant que la retraite du ministère ne paralysât la sédition, essayaient tous les

moyens pour continuer le désordre et pour exciter surtout la population contre le gouvernement.

« Des bandes parcouraient Paris avec des drapeaux et des torches, criant pour la réforme et la mori des ministres. Plusieurs tentatives de pillage et d'incendie eurent lieu contre les ministères des Affaires étrangère-, de la Justice et des Finances. Des troupes furent envoyées de la place du Carrousel. D'autres bandes d'incendiaires continuaient a brûler les barrières et à menacer la banlieue.

« L'agitation, au lieu de tomber à cette heure (entre neuf heures et onze heures du soir), comme c'est la coutume ordinairement dans les émeutes, était extrême, et, quoiqu'on ne se battit nulle part, l'inquiétude était à son comble. Ce fut alors que se produisit l'événement dit des Affaires étrangères, qui vint précipiter l'issue de la crise avec une si effrayante rapidité. Voici quel fut cet événement, dont les vraies causes, ignorées dans le moment, ont été révélées plus tard. Un nommé Lagrange, condamné politique de Lyon, conçut avec un Italien et une troisième personne, dont les noms ne me sont pas parvenus, le plan de se mettre à la tète d'une bande portant torches et drapeaux, et de marcher sur les Affaires étrangères, bien persuadés qu'une foule nombreuse les suivrait. Cette bande était là, devant les bureaux du National, rue Lepelletier. Elle était arrivée de la porte Saint- Martin, en parcourant les boulevards. Un capitaine de la garde nationale en uniforme et sabre à la main était à sa tète. M. Emmanuel Arago avait, dit-on, conçu l'idée de la diriger contre l'hôtel des Affaires étrangères. Lagrange et ses deux complices firent entre eux l'exécrable convention de s'avancer jusqu'auprès de la troupe ; qui, on le savait, ne faisait plus feu depuis plusieurs heures), et, de la, un d'eux que le sort désignerait tirerait un coup de feu sur l'officier commandant et. au même moment, tous trois sejetteraient aplat ventre. De cette manière, la troupe

ripostant, son feu n'atteindrait aucun des trois conspirateurs, mais porterait dans une foule compacte et rapprochée où il frapperait sans doute des innocents. Un chariot fut préparé pour ramasser aussitôt les cadavres1 et les promener dans Paris, en appelant aux armes et on excitant les basses classes par la vue de cet horrible spectacle. Le sort désigna Lagrange, et le plan, exécuté comme il avait été projeté, amena les cruelles conséquences que ses auteurs avaient prévues. La troupe (14e de ligne), placée sur le boulevard des Capucines formait trois côtés d'un carré dont le bâtiment du ministère des Affaires étrangères était le quatrième. Au coup de feu tiré par Lagrange, cette troupe riposta, avec ou sans ordres, on ne le sait, mais le feu partit de tous les rangs et les balles portèrent de tous côtés. Plusieurs chevaux furent tués, et quelques hommes furent atteints dans dos patrouilles de cuirassiers et de dragons qui arrivaient au ministère en ce moment. Une quinzaine de cadavres, dit-on, beaucoup moins peut-être, furent ramassés par les conspirateurs, mis dans le chariot, portés d'abord aux bureaux du National, rue Lepelletier, puis promenés dans tout Paris, éclairés de torches et accompagnés d'hommes criant aux armes. Parmi les morts se trouvait un capitaine de la 8e légion, m'a-t-on dit, ou, du moins, un corps revêtu de cet uniforme. C'est alors que les émissaires des sociétés secrètes rassemblèrent leurs hommes et excitèrent les ouvriers à construire des barricades dans tout Paris. C'est alors que les gardes nationaux les plus avancés d'opinion se joignirent à ce moment, que d'autres donnèrent leurs armes. Mais retournons à l'état-major de la garde nationale, et reprenons l'ordre chronologique des événements.

1. Caussidière, condamné politique et préfet de police après les événements, l'avait, dit-on, fourni.

« Il était environ onze heures du soir, lorsque M. de Lavaucoupet, chef d'escadron de l'état-major de la place, qui avait été envoyé conduire des renforts autour des ministères menacés, arriva, annonçant qu'un événement très malheureux (ce sont ses expressions) venait d'avoir lieu devant les Affaires étrangères. Ignorant (comme tant de monde alors) l'existence du complot que je viens de raconter, il attribuait le feu de la troupe à une arme qui était partie par accident au moment où le chef de bataillon faisait croiser la baïonnette contre la bande qui s'avançait, et il pensait que la détonation de la première arme avait fait partir toutes les autres. Des mesures furent prises aussitôt pour renforcer la protection autour des ministères ; on chercha de la garde nationale pour exercer une répression conciliatrice ; un bataillon de la 2e légion, commandé par M. le colonel Talabot, et qui fut trouvé place Vendôme, fut employé dans ce but. mais il disparut bientôt après, comme toutes les forces de la garde nationale qui furent mises en action dans les événements.

« L'émeute, excitée par ce fatal événement, relevait la tète et se répandait dans Paris ; elle recommença à gronder autour des Tuileries et du Palais-Royal, revenant ainsi à sa tactique du premier jour, ce qui prouve combien était prémédité le plan de porter l'attaque principale contre la demeure et la personne du roi. Des barricades se construisirent dans la rue Saint-Honoré, vers les Tuileries et autour du Palais-Royal. Des dispositions furent prises aussitôt pour assurer autour du palais la libre communication par le quai depuis le Louvre jusqu'à la place de la Concorde, puis par la rue de Rivoli jusqu'à la place du Palais-Royal. Le lieutenant-colonel P>orel de Bretizel et le lieutenant-général Boyer, mes aides de camp, furent spécialement chargés de l'exécution de ces mesures, où j'eus l'occasion de remarquer le zèle de M. d'Hugues, lieutenantcolonel du 30e. Toutes les issues aboutissant dans ces

grandes communications furent occupées, et le palais fut mis ainsi à l'abri de toute surprise. D'ailleurs, le moment de l'attaque n'était pas encore arrivé ; l'insurrection étendait ses bras avec une effrayante rapidité, mais elle ne disposait pas encore de toutes ses forces. Nous n'étions encore qu'à l'heure du rappel; elle convoquait son monde clans tout Paris et par tous les moyens. Des bandes parcouraient les rues, criant aux armes, se faisant délivrer des armes par les gardes nationaux ; des tambours battaient la générale; le tocsin sonnait; des barricades s'élevaient partout sur l'ordre et sous l'intimidation des sociétés secrètes. Des gardes nationaux conspirateurs profitèrent de cette heure avancée (une ou deux heures du matin) pour s'emparer de certaines mairies où ne se trouvaient pas d'autorités.

« L'avis en fut donné à l 'état-major pour celles des Xe et XIe arrondissements. Celle du X'' fut occupée par M. Bixio1. Des avis, annonçant l'état de fièvre auquel Paris était livré, pleuvaient à i'état-major. Parmi les personnes qui vinrent, je citerai M. Howvn2, chef de bataillon de la 3e légion, qui insista très vivement auprès du général Jacqueminot et de moi pour qu'un avis à l'état-major, annonçant à la garde nationale le changement du ministère, fût imprimé et placardé dans tout Paris. Cela était nécessaire, disait-il, pour rallier la garde nationale et la déterminer à donner son concours au rétablissement de l'ordre. M. Howvn était ardent pour le rétablissement de l'ordre et pour les mesures à prendre dans ce but. Le général Jacqueminot faisait résistance à cette demande; sur les instances de M. Howyn et sur l'avis du ministère delà Guerre, il se décida cependant à faire la pièce qu'on lui demandait. Elle fut écrite immédiatement. J'ignore si

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