AUX MEMBRES DU CERCLE DES ARTS DE SAINT-ETIENNE
Monsieur le président ^, je vous remercie de l'accueil que vous me faites. Je vous remercie surtout de croire à ma profonde sympathie pour cette grande cité. Elle n'est pas seulement une gloire du Forez , elle est une gloire de la France. Comme vous l'avez reconnu , dans les pénibles circonstances que nous venons de traverser, le Gouvernement n'a cessé de veiller sur ce grand foyer industriel. Il a rendu hommage à la patience, à la résignation, au courage avec lesquels votre noble population ouvrière a traversé ces temps difficiles. Soyez certain que l'Empereur n'oubliera rien de ce qui peut vous aider à supporter les conséquences fâcheuses de la guerre d'Amé-
1 Prononcée le 26 aoi'it 1862.
2 M. Vier.
rique. Si elles se prolongeaient juscjua l'hiver prochain , son Gouvernement ne manquerait pas d'étendre de nouveau sa main ])our adoucir et soulager des misères si noblement supportées. {Applaudissements unanimes .)