S LES ARCHIVES A VERSAILLES
retraite cette môme année 1762^ et le Dépôt des Affaires Étrangères fut transporté l'année suivante à Versailles ^ dans un bâtiment expressément construit à côté de r Hôtel de la guerre^ d'après les plans de l'excellent ingénieur Berthier^ approuvés par le duc de Choiseul. Walpole^ qui le visita vers ce temps-là^ en a fait une description charmante. Ce n'étaient plus le perchoir et le colombier du Louvre ^ mais une série de salles très -heureusement disposées^ avec des vues des capitales de l'Europe formant d'élégants dessus de portes^ avec les murs couverts d'armoires à double grillage doré, avec les portraits des négociateurs français les plus justement
et une lettre de cachet pour supprimer l'ouvrage. Il fut de r Académie française en 1 74^), succédant à l'Abbé Mongault, et reçu , le 16 janvier 1 747, par l'Abbé de Bernis. Madame de Pompadour s'était mise de la partie pouraidcrà son élection. II l'avait connue Madame d'Ktiolles. Duclos fut déclare historioi^raphe de France le 20 septembre i75o, et mit au jour, cette même année, ses u Considérations sur les viœiirs )>. Anobli en 1753, nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie, il continua la belle histoire de cette C(Mnpagnie que F^élisson etd'Olivet avaient commencée. Il mourut le ih mars 1772. Ses deux ouvrages, « Considérations sur l'Italie » et les u Mémoires Secrets », n'ont paru qu'en 1 7<)(>. (Pour plus de détails , voir la très-bonne Notice de la vie et des ouvrages de Duclos, édition Gay.)