PRÉLIMINAIRES DE PUBLICITÉ
encore qu'à voix basse qu'il en était question pour la publicité. Les traces sont souterraines, la lenteur y préside. Il semble que les intéressés veuillent tâter, essayer le terrain, faire une reconnaissance. C'est très-curieux. Il semble qu'on ait à redouter Messieurs les Censeurs royaux , qui alors tenaient par plusieurs liens à la Secrétairerie d'État des Affaires Étrangères , patronne elle-même de la Gaiette de France, de différents Mer cures, du Journal politique de Genève, du Journal historique et littéraire. Néanmoins, de 1 78 1 à 1 789, l'ère de la publicité commence pour cette partie des papiers du duc de Saint-Simon appelés les Mémoires, extraits en 1761 et 1762 par Fabbé de Voisenon, et dont les copies tendaient à se multiplier. Sous quelle forme, avec quelle couverture, par quelle porte apparurent et entrèrent dans le monde du public lettré les fameux i\/émo/re^.^ En quels termes furent-ils signalés à la curiosité , non plus restreinte à celle de Messieurs les historiographes du Roi ou de quelques beaux esprits, hommes ou femmes, des bonnes compagnies du temps? Suivons leur trace.