‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscritsChapitre 142 sur 164 · MÉMOIRES POUR LE DAUPHIN · texte numérisé non relu

MÉMOIRES POUR LE DAUPHIN

Mais quel intérêt ne révèlent pas pour certains de ces « Mémoires sur différents sujets T> , ces autres aveux résumés, à la date de 1 7 1 1 , sous le titre de « Je vois souvent le Dauphin » ! Quelles notes piquantes, saisissantes peut-être de vérité, ne sont point là, dans ces papiers, que Saint-Simon assurément n'a jamais détruits, car il gardait tous ses écrits, même les plus menus !

« Je voyois souvent le Dauphin en particulier. . . , non-seulement il entra aisément et avec liberté dans tout ce que je mis souvent sur le tapis de choses et de personnes, mais il m'encouragea, à le faire , et me chargea de lui rendre compte de beaucoup de choses et de gens. Il me donnoit des Afé^ moires, je les lui rendois avec le compte qu'il m'en avoit demandé; je lui en donnois d'autres qu'il gardoit et qu'il discutoit après avec moi en me les rendant. Je garnissois toutes mes poches de force papiers toutes les fois que j'allois à ces audiences, et je riois souvent en moi-même, p>assant dans le salon, d'y voir force gens qui se trouvoient actuellement dans mes poches, et qui

de pages porte : « Rencontre en même pensée entre le duc de Chevreuse et moi. w (Édition Hachette, in-8% Paris, i85G.

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