XXXIV PRÉFACE
de tous. Et alors, à qui sera-t-il possible d'ignorer ce qu'il aurait à connaître, soit à l'article des Négociations et des Mémoires politiques, soit à celui des Recueils formés jadis par des grands seigneurs et gens d'État et que le hasard des temps, la nécessité des circonstances ont joints à vos collections, soit enfin à l'article spécial des papiers de Saint-Simon que certainement vous aurez rétablis, sinon dans leur ensemble, au moins dans leur détail, par les indications admirables que vous en donnerez? Ce sera l'âge d'ôr. Puisse-t-il m'étre donné de le voir en son éclat !
Et dans l'espoir et Tattente de tels bienfaits, qu'il me soit permis de me souvenir de ceux dont j'ai été comblé, pour me rendre plus facile la réunion des matériaux qui m'ont été nécessaires. Il n est démarche que je n'aie faite, questions que je n'aie adressées, lettres que je n'aie écri-
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tes y id pour telle information, là pour telle communication. Si jamais je me suis rendu compte de la disposition de Tesprit public en France à favoriser extrêmement les travaux de recherches ^ ce fut assurément pendant que je formais les apprêts de cet ouvrage. Je m'étais dressé un répertoire des choses à savoir^ et il n'est personne qui n'ait répondu avec la bonne grâce, l'empressement, la bienveillance, l'obligeance et l'aide, à mes questions variées.
Mon devoir principal est de remercier tout le personnel des Archives Nationales, car je crois qu'il n'est pas un chef de section à qui, soit pour un détail, soit pour un autre, je n'aie donné cette peine de s occuper de moi. Entre autres documents, ce fut là que j'eus communication des procès - verbaux du Commissaire Grimperel, qui m'ont été si utiles pour me mettre au fait des aventures des Manuscrits de Saint-Simon, et m'initier à l'affaire par trois fois portée chez le Lieutenant Civil et une fois au Parlement.