‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscritsChapitre 35 sur 164 · EMBARRAS FINANCIERS · texte numérisé non relu

EMBARRAS FINANCIERS

Le duc de Saint-Simon formule ainsi le second point de son testament : a Je veux que mes dettes soient payées le plus promptement que faire se pourra. »

L'énoncé de cette volonté du défunt exige quelques commentaires^ qui seront une explication aux embarras^ aux difficultés^ aux réquisitoires^ aux ordonnances et aux arrêts^ qui ont été autant d'obstacles à la simple et prompte exécution de l'article douiième, par lequel le testateur donnait à l'Évéque de Metz tous ses manuscrits^ « tant de sa main que autres ».

Le duc de Luynes^ dans ses très-utiles Mémoires sur la cour de Louis XV^ ne se

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trompait guère lorsqull écrivait : c M. de Saint' Sîmoa est Iliomnie du monde le phis incapable d'entendre les assurés d*in^ térèt^ quoique cependant il soit extrêmement instruit sur toute autre matière ( i ). » Depuis que le duc de Saint-Simon avait perdu la duchesse sa femme (2)^ sa position^ en efifet^ n'avait Êdt que crcHtre en embarras^ au point qull en avait été amenée poiir assuré le repos de ses dernières années^ à se mettre en direction et Sjmdicat^ par un abandon de cent vingt et im mille trois cent treize livres de rente, à compter du i*' octobre 1749. Du consentement des intéressés, il s^était réservé une somme de rente trèssufiEisante et honorable pour la conduite de sa maison et la nécessité de ses affaires

( i) Mémoires du duc de Luynes sur la Cour de Louis XV (i 735-1 738), publiés par MM. L. Dossieux et E. Soulië (17 volumes in-8». Paris, Didot, i865).

(2) Dame Marib<}abrielle de Durfort de Lorges, morte le 1 1 mai 1 743, laissant trois en£eints de son mariage avec le duc de Saint-Simon : i* Jacques-Lx>uis de Saint-Simon, duc de Rufiec; 2* Armand«Jean de Saint-Simon, marquis de RufTec; 3* Chariotte de Saint-Simon, Princesse de Chimay. Il faut lire Tadmirable et touchante page que le duc de Saint-Simon a consacrée au souvenir de la feue duchesse sa femme, qui pour lui avait toujours eu a le don du plus excellent conseil n*

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