M. DE METZ INSISTE
aucun droit pour lui d'être présent aux opérations en question, d'autant plus que tous les droits et actions des Légataires résident en la personne de l'Exécuteur testamentaire^ qui est présent et qui veillera à leurs intérêts et à la conservation des droits. Bref, M* Gérardin s'opposa très-vivement au réquisitoire de M. TÉvêque de Metz.
(c Et par mondit & Évéque de Metz a été répliqué qu'ayant dans les armoires où sont les Manuscrits, et sous les mêmes scellés, des Lettres que mondit défunt S^ Duc de S. Simon lui a légué par confiance ainsy que plusieurs Mémoires personnels et domestiques qu'il n'a pas eu intention que personne vît , il persiste à s'opposer à ce que lesdits scellés soient levés, sinon en sa présence ou luy duement appelé^ et en cas de contestation requiert qu*il en soit référé; et a mondit S*^ Évéque de Metz signé :
« Cl. de S. Simon, Év. de Metz. »
M* Gérardin répliqua^ disant que ce ne serait que par un examen des Papiers qui se trouveraient sous les scellés que Ton pourrait connaître ceux appartenant sans conteste à la succession d'avec ceux qui
5o RÉPLIQUE DU PROCUREUR.
n'ont aucun objet ni aucune valeur pécuniaire. Il assurait que Ton mettrait^ à part les Papiers et les Lettres qui, par leur nature, ne pourraient rien produire à la succession et aux créanciers, et qu'ils seraient remis à qui de droit, à la fin de la confection de T Inventaire. Il soutint avec énergie que les Parties intéressées et les Ofl&ciers désignés étaient seuls en droit d'assister et d'être présents à l'examen des Papiers; qu'en conséquence il priait M. l'Évéque de Metz de se vouloir bien retirer. M" Gérardin ajouta qu'au cas où M. de Metz persisterait en sa prétention, il protesterait au nom de ses mandataires pour que le Requérant supportât à sa charge personnelle les fi'ais de référé et tous les autres frais qu'il aurait occasionnés.
Sur ce, et sans approuver aucunement les dires et réquisitoires de M. l'Évêque de Metz , en présence des Parties et sans préjudicier aux droits respectifs d'icelui, M" Grimperel, Commissaire Enquêteur, reconnut et leva les scellés appliqués sur les ouvertures et entrées de clefs des armoires qui étaient dans la salle du Dai{j
M. DE METZ SE DÉSISTE. 5i
fit transporter dans la Bibliothèque les lipres imprimés qu'il trouva^ et apporter les Papiers qui étaient dans le bureau du petit cabinet à Hures ainsi que dans les armoires proches de la galerie^ et réapposa les scellés. A dater de ce jour donc, tous les Manuscrits proprement dits de M. le duc de Saint-Simon se trouvèrent réunis dans les grandes armoires de la salle du Dai{.
c( Et à l'instant, mondit Évêque de Metz a dit qu'attendu le transport et la réunion de la plus grande partie des Manuscrits dans les armoires de la salle, etquebien qu'iln'yadanslesdites armoires aucuns autres papiers que des Manuscrits et Lettres, il croit ses réquisitions cy- dessus dans Tordre; néantmoins, pour ne point retarder les opérations de l'Inventaire, il se désiste de son réquisitoire à fin de référé, pourvu que la levée des scellés sur lesdites armoires ne soit faite qu'en la présence de Messire Daguesseau de Fresne personnellement , n'entendant par le présent consentement préjudicier à ses droits; et a mondit S' l'Evesque de Metz signé :
« Cl. de S. Simon, Év. de Metz. »
M* Gérardin ne répondit autre chose sinon que ce ne serait que par Texamen