MANUSCRITS RÉCLAMÉS DE NOUVEAU
rent en avant le mot de spoliation^ et firent valoir leur qualité d'héritiers collatéraux en même temps que celle de parents des plus proches^ depuis la mort récente de Madame la comtesse de Valentinois, unique héritière directe^ décédée sans enfants. Leur requête j renouvelée en 1782 par la comtesse de Saint-Simon^ demeura sans effets ou plutôt ^ si elle en obtint^ ce fut de rendre fort vigilant Tœil jaloux du ministère sur tous \qs Manuscrits de Louis^ duc de Saint-Simon^ car il est remarquable que depuis l'action combinée de rÉvêque d'Agde et de son parent auprès de M. de Vergennes jusqu'à l'époque de la Révolution^ il est à peine fait mention d'aucune communication de ces papiers.
SUITE DE l'historique DE LA PUBLICATION DES Mémoires.
— LEUR PUBLiaTÉ. — SOULAVIE ÉDITEUR. — ANQUETIL.
— NOUVEAUX DÉPLACEMENTS DES ManUSCfitS DU DÉPÔT DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES. — LEMONTEY. — ÉDITION FALSIFIÉE DE 1818. — LE GÉNÉRAL MARQUIS DE SAINT- SIMON. — RESTITUTION DU MANUSCRIT ORIGINAL DES
Mémoires, — éditions nouvelles et véritables. —
PUBLICATION PROJETÉE PUIS EXÉCUTÉE DU Joumal du
Marquis de Dangeau, avec les annotations du
DUC de SAINT-SIMON. — QUELS PAPIERS SONT RESTÉS INÉDITS.
Si vers 1780 on parle des Mémoires du duc de Saint-Simon, si on rencontre quelques traces des écrits et Œuvres qu'il aurait laissés, c'est en dehors du Ministère, dans des correspondances du genre de celles que Grimm, Favier et autres avaient avec l'étranger. Cela venait des bonnes compagnies. Les gens des Mercures et des Ga{ettes en devisaient aussi, mais avec précaution, et ce n'était