‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inédits (volume 2)Chapitre 32 sur 156 · LA SALLE DU DAIZ · texte numérisé non relu

LA SALLE DU DAIZ

tentures^ étaient des tissus d'or représentant une partie de l'histoire (ÏAman et Mardochée {i)^çXy entre autres ornements^ onze tableaux, portraits du Roi Louis Treize, de VAbbé de Rancé, du Maréchal et de la Maréchale de Lorges, de Mgr de Saint-Simon y Évêque de Met^, du Duc de Saint-Simon^ des Maréchaux de Choiseul et de Boufflers, de Philippe V, Roi d'Espagne, de la Reine Elisabeth Farnèse et de Madame la Princesse des Ursins. Un petit lit de camp à rideaux, ciel de lit et dossier en damas cramoisi, fut dressé, sur lequel fut ainsi déposé, une heure après qu'il avait rendu l'âme, M. le duc de Saint-Simon (2).

Après quoi, le Commissaire au Châtelet apposa les scellés dans le premier cabinet à livres, précédant la chambre du défunt, dans la grande galerie servant de

(i) Le Duc de Saint-Simon parle de cette tapisserie au chapitre x du tome XIII de ses Mémoires (à propos de la visite que lui fit Pontchartrain, après une séance du Conseil de Régence et pendant que La Chapelle, Secrétaire du Conseil de marine, se trouvait chez lui), pages 202 à 2o5. a Dès qu*il fut sorti, je rappelai La Chapelle, et lui montrant une pièce de tapisserie de l'histoire d*Esther, tendue où nous étions, je lui présentai Aman et Mardochée,,, »

(2) Archives nationales : Procès-verbal du scellé, etc.

bibliothèque, dans la petite chapelle étant en retour et donnant sur le bout de la terrasse 3 dans la salle de compagnie donnant sur la cour^ où il y avait plusieurs tableaux^ principalement de l'école italienne ^ dans la salle du Dai{, où le corps a été transporté, dans la grande antichambre des serviteurs, dans une chambre étant dans le corridor, appelée le chartrier, bref, dans les différentes pièces qui servaient de logement aux diverses personnes attachées au service du feu Duc, entre autres au sieur Foucault, son chirurgien, au sieur Laudiér, son secrétaire. . Pendant qu'il procédait, madame la Princesse de Chimay, qui habitait Thôtel, le fit avertir de passer dans l'appartement qu'elle occupait au rez-de-chaussée, où, s'étant aussitôt rendu, elle lui fit les déclarations nécessaires, relativement aux quelques meubles et objets qui appartenaient à la succession, parmi lesquels un tableau représentant Madame de Pont-char train.

Ce même jour. M* Grimperel fut aussi requis de se transporter, le plus tôt que faire se pourrait, au château de la Fer té-

Vidante, appartenant au défunt Duc^ et situé en la province de Perche ^ aussi à Teffet d'y apposer les scellés sur les meubles^ titres Qt papiers étant audit château et dépendances. Cette vaste résidence et seigneurie était distante de vingt-huit lieues de Paris. Le Commissaire s'y rendit le lendemain même^ en compagnie du sieur Pierre-André Gauzen des Artaux^ Avocat au Parlement et Intendant des noms^ maisons et affaires de M. le comte de ValentinoiSj et il y procéda aux devoirs que lui imposait sa charge dans cette circonstance.

M. le duc de Saint-Simon avait fait un testament olographe^ le 26 juin de Tannée 1754^ qu'il avait confié au curé de Saint-Paul j pour^ après sa mort^ le remettre es mains de M* Guillaume-Claude DelaleUj Conseiller du Roi^ Notaire au Châtelet (i). Aussi j à la date du même décès ^

(i) a Guillaume- Claude Delaleu, Écuyer, Conseiller Secrétaire du Roy, Maison , Couronne de France et de ses finances, notaire à Paris, demeurant rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, paroisse Saint-Paul. » Je le trouve signant ainsi sur l'extrait mortuaire de François de Montmorency- UigLembourg, le 20 juin 176^.

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