‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inédits (volume 2)Chapitre 77 sur 156 · BIENS, TERRES ET CHATELLENIES · texte numérisé non relu

BIENS, TERRES ET CHATELLENIES

par contrat passé devant M* Le Clerc ^ le 6 décembre 1762. Le comte de Chabanne acheta les terre de Buq et seigneurie] de Verrières en Berry par contrat passé devant M' Bronod^ le 21 mai 1763^ et Dame Catherine -Madeleine de Jort de Fribois^ veuve de Messire René Berryer, Garde des sceaux de France, fiit acquéreur des terres situées à Blaye et autres désignées au contrat passé devant M" Delaleu et Delage, le i3 mars 1764.

dans le cours du dix-huitième siècle'. 11 faut lire le portrait admirable que Rulhière a fait de lui dans son Histoire des Révolutions de Pologne. Les esprits curieux de lectures d'un extrême et sérieux attrait, doivent rechercher, pour bien connaître le comte de Broglie, l'ouvrage excellent publié en 1866 par M. £. Boutaric (aujourd'hui l'un des Chefs de section aux Archives Nationales), sous ce titre, qui donne tout ce qu'il promet : Correspondance Secrète inédite de Louis XV sur la politique étrangère avec le comte de Broglie, Tercier, d'Éon, etc., et autres Documents relatifs au Ministère Secret, publiés d'après les originaux conservés aux Archives de l'Empire et précédés d'une Étude sur le caractère de la politique personnelle de Louis XV. (Deux volumes in-8»; Pion.) Ajoutons que le présent duc de Broglie, à une époque où la politique lui permettait des loisirs qu'il occupait fort noblement et très-assidûment à des études historiques d'un caractère élevé, a publié en 1867, dans la Revue des Deux- Mondes, plusieurs articles d'un grand et particulier intérêt touchant les affaires diplomatiques dont François- Charles, COMTE DE Broglie, avait eu la curieuse et piquante direction, en 1758, après la retraite de Louis-Armand de Bourbon, prince de Conti, qui avait travaillé secrètement avec le Roi depuis la mort du cardinal de Fleury en 1743.

BIENS, TERRES ET CHATELLENIES. igS

Il ne fut pas jusqu'au manoir^ seigneurie^ châtellenie et terre de la Ferlé- Vidante, seule résidence hors Paris que le Duc de Saint-Simon ait habitée^ toute remplie des souvenirs de son âme^ de son esprit et de son être^ mystérieux et unique témoin de rimmense expansion de ses pensées, qui n'ait passé en des mains étrangères, par contrat intervenu devant M* Duclos, le 21 juin 1764, entre Madame de Valentinois et le financier célèbre, depuis fermier général, Jean-Joseph de Laborde ( i ) .

(i) Voyez dans la Biographie universelle de Michaud (tome XXII, p. 286), un remarquable et intéressant article de M. Paul Lacroix (bibliophile Jacob) sur ce chef de la maison des Laborde. On y trouvera des détails sur Tacquisition qu'il fit de la seigneurie de la Ferté et du vidamé de Chartres. Voir aussi V Annuaire d'Eure-et-Loir (tome XI, année i85i), déjà cité dans notre chapitre vu, pages 57 et 58.

Deau-forte si heureusement exécutée par M. J. Mollard, et placée en tête du livre, représente le château de La Ferté- ViDAME tel qu'il était à la mort du duc de Saint- Simon. Le nouvel acquéreur détruisit entièrement le vieux château, et le reconstruisit dans le style de l'époque.

a PAR ORDRE DU ROI. » — LE 21 DÉCEMBRE I760.

Il faudrait avoir sous les yeux les écrits particuliers et les papiers d'affaires de M. Daguesseau de Fresne (si toutefois ils ont été conservés) , pour connaître exactement, et par le menu, toutes les démarches qui durent être tentées pour une plus prompte libération des manuscrits du feu duc de Saint-Simon. Depuis le jour, en effet, où ils furent déposés chez M* Delaleu (3o juin lySS), jusqu'à celui où ils furent remis aux mains d'un premier commis de la Secrétairerie d'État des Affaires Étrangères (21 décembre 1760), cinq années et demie s'étaient écoulées. Il est hors de doute que M. l'Évêque de Metz, le Procureur des créanciers anciens et nouveaux, l'Exé-

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