QU'ÉTAIT-CE QUE CET ORDRE DU ROI
papiers étaient prisonnières chez un Notaire au Châteiet ? Cet Ordre était-il le fait arbitraire de l'arbitraire curiosité d'un Ministre^ qui trouvait ce moyen fort commode pour s'emparer du bien d'autrui sous le couvert du vouloir du Roi? Fut-il présenté sans aucun avis préalable à l'Officier dépositaire de ces caisses^ comme par surprise^ et sans qu'aucun des héritiers ait eu avis de ce que le Secrétaire d'État des Affaires Étrangères avait pensé faire? Ou bien V Ordre du Roi couvrait-il une amiable négociation en même temps qu'il la dénouait? C'est à cette supposition qu'il convient de s'arrêter pour étre^ pensons-nous^ dans la vérité^ et c'est à ce propos que nous voyons paraître madame la maréchale de Montmorency.
Elle était Saint-Simon^ sœur de TÉvêque de Metz^ et cousine du feu Duc et Pair^ quij dans son testament, lui avait laissé des marques d'une véritable et sérieuse amitié, et dans ses Mémoires, à la date de l'année 1722, avait fait d'elle ce portrait charmant :