‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inédits (volume 2)Chapitre 93 sur 156 · L^HISTORIOGRAPHE DUCLOS · texte numérisé non relu

L^HISTORIOGRAPHE DUCLOS

Duc de Saint-Simon m*ont été utiles pour le matériel des faits dont il étoit instruit (i).... »

Duclos fut le dernier studieux que le Garde du Dépôt eut à recevoir au Louvre pour y avoir communication des Mémoires. Le Dran^ en effets fut mis à la

(1) Voyez Pièces intéressantes et peu connues pour servir à l'histoire et à la littérature, par M. D. L. P. (Bruxelles et Paris, 1781- 1790, 9 vol. in- 12, tome !•', p. Sog), et 3/émoires Secrets sur le règne de Louis XIV, la Régence et le règne de Louis XV, par Duclos, historiographe de France. (Paris, Jules Gay, éditeur. 2 volumes, 1864.)

Duclos (C), né à Dinan, en Bretagne, le 12 février 1704, fut amené à Paris en 171 3, pour y être mis dans la pension fondée rue de Charonne par le marquis de Dangeau, d*où il passa au Collège d*Harcourt, puis prit ses inscriptions pour les écoles de droit sans les suivre. Il fréquentait dès lors le café Procope plus que les répétitions de Tavocat au Conseil, son professeur. 11 y connut Fréret, TAbbé Terrasson , Dumarsais, le Marquis de La Faye, Baron, le célèbre acteur, et entra tout à la fois dans la bonne compagnie et les belles-lettres par les portes de Procope et de Gradot, qui étaient les deux cafés du temps où se réunissaient les beaux esprits. 11 connut Tabbé de Voisenon, son collaborateur en couplets, Crébillon fils, Maurepas, Caylus, Surgères et Tessin, qui tous étaient du a Recueil de ces Messieurs ». Le voilà auteur, en 1740, de a (a Baronne de Lu:{ »; en 1742, des a Confessions du Comte de ... »; en 1743, des « Caractères de la Folie », opéraballet; en 1744, d* « Acajou et Zirphile », conte; ce qui ne l'empêchait pas de Éaire des Mémoires sur les Druides et les révolutions de la langue celtique et française pour TAcadémie des Inscriptions, dont il était depuis 1739. Son Histoire de Louis XI parut en 1745. Elle lui valut le salut écrit de Voltaire : a Bonsoir, Salluste p, Testime du public.

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