‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 102 sur 159 · MANUSCRITS RÉCLAMÉS DE NOUVEAU · texte numérisé non relu

MANUSCRITS RÉCLAMÉS DE NOUVEAU

Dans la première période du règne de Louis.XVI.M. l'Évêque d'Agde (Charles- François-Siméon de Saint-Simon de Sandricourt)^ homme d'un esprit très-nourri dans les belles-lettres et des plus versés dans les recherches historiques (i), s'associa à un sien parent^ Saint-Simon aussi^ pour la revendication non-seulement du manuscrit des Mémoires dufeuDuc^ mais encore de tous ses autres Manuscrits acquis au Dépôt des. affaires étrangères^ par V Ordre du Roi du 21 décembre 1760. Ils adressèrent une note à M. le comte de Vergennes^ le nouveau ministre^ qui leur répondit par un mémoire justificatif de son refus (2), émané de la plume de l'un. de Messieurs du Dépôt. Les demandeurs mi-

(i) On trouve quelques lettres originales de TÉvêqui d*Agde dans le Manuscrit de la Collection Morbau, n" 260, à la Bibliothèque nationale. On voit par cette correspondance qu'il contribuait à la formation du Cabinet des Chartes installé à THôtel de la Chancellerie de la place Vendôme.

Il fut de TAcadémie des Inscriptions en 1785. C'est lui qui, parlant du Duc, auteur des Mémoires, a dit : a A plus de quatre-vingts ans, son esprit étoit comme à quarante, et sa conversation enchanteresse. » J'ignore quel fut celui de ses parents qui signa avec lui la requête à M« de Vergennes ; peut-être fut-ce Balthazar-Henri, comte de Saint-Simon.

(2) Ga:(ette des tribunaux, 1857, compte rendu des au^ diences des 20 et 27 janvier et 3 février. Cour impériale, Première Chambre.

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