‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 33 sur 159 · OUVERTURE DU TESTAMENT · texte numérisé non relu

OUVERTURE DU TESTAMENT

dont les trois premières pages sont entièrement écrittes, et dix lignes sur la quatrième et dernière, et le tout contient le testament olographe dudit deffunt, des vingt-six juin mil sept cent cinquante-quatre, commençant au haut de la première page par les mots : Au nom du Père, et finissant à la dixième ligne de la quatrième page, par : Ce jour que dessus, et au-dessous est la signature : Louis Duc de S. Simon. Avons observé qu'au bas de chacune des trois premières pages, il y a en forme de paraphe deux F. Dans la première page, le dernier mot de la troisième ligne est effacé, et le septième mot de la quarante-unième est rayé. Dans la seconde page, le dernier mot de la vingt-deuxième ligne est rayé; dans la troisième page, le quatorzième mot de la trenteunième ligne est surchargé. Avons paraphé ladite enveloppe et les quatre pages écrittes, et remis le tout audit M* Delaleu , qui s*en est chargé pour le mettre au rang de ses minutes et en délivrer des expéditions à qui il appartiendra ; et a signé à la minute. »

Dargouges (i}.

(i) Copié sur le document original annexé au Testament du duc de Saint-Simon en Tétude de M« Rouget. Voir aussi Archives Nationales : Minutes des Référés du Lieutenant civil, en son Hôtel. (Liasse Y, 8040.)

LEGS PARTICULIERS DE MGR LE DUC DE SAINT-SIMON A DIVERS PERSONNAGES QUI SE TROUVENT ' PARTIES INTÉRESSÉES DANS l'hISTORIQUE DE SES ManUSCTltS : LA MARÉCHALE DE MONTMORENCY, — CHARLOTTE DE SAINT-SIMON, PRINCESSE DE CHIMAY, — LA COMTESSE DE VALENTINOIS, — M. l'ÉVÊQUE DE METZ, — LE S^ LAUDIER, — M. DAGUESSEAU DE FRESNE.

La publication du testament dont il est ici question a été faite ^ par le très-docte M. Chéruel^ dans le vingtième volume des Mémoires du duc de Saint-Simon : il ne nous appartient donc pas de le reproduire (i). Il nous suffira 3 dans l'intérêt et

(i) L'original du Testament se trouve parmi les minutes de M* Rouget (Louis-Edmond), notaire à Paris, successeur médiat de M* Delaleu, chez lequel il fut déposé le 2 mars 1755. Il a été £ait trois expéditions de ce document : la première le 7 février 1777; la seconde en sept rôles, le 19 avril i856; la troisième en huit rôles, le 6 août i858.

pour rintelligence de l'épisode que nous rapportons j d'extraire les quelques articles où se rencontrent les noms des personnages que nous verrons figurer comme acteurs à divers titres dans cette étude en quelque sorte judiciaire^ dont la poursuite nous a si heureusement amené à connaître et à pouvoir faire connaître l'inventaire incontestable des Manuscrits laissés par l'immortel auteur des Mémoires les plus vivants et les plus héroïquement écrits qui soient au monde.

En suivant Tordre même admis par le testateur dans l'exposé de ses volontés^ les extraits les plus propres à retenir notre attention se rapportent à madame la maréchale de Montmorency^ cousine du feu duc de Saint-Simon; à madame la Princesse de Chimay^ sa fille; à madame la comtesse de Valentinois^ sa petite-fille; à M. l'Évêque de Metz^ son cousin^ légataire de tous ses papiers; au sieur Laudier^ son secrétaire^ et à Monsieur Daguesseau de Fresne^ son exécuteur testamentaire.

«... Je prie Madame la Maresçhale de Mont-

LA MARÉCHALE DE MONTMORENCY, ii

morency de vouloir bien recevoir comme une marque de ma vraye amitié la croix de bois bordée de métail avec laquelle le saint abbé Réformateur de la Trappe a esté béni , que depuis sa mort j'ay toujours portée , les choses qui luy ont servi qui me restent de luy, quelques reliques que j*ay toujours portées, un portrait de poche de ma trèschère épouse qui n'est jamais sorti dt la mienne depuis nostre mariage, quoyque beaucoup moins bien qu'elle n'estoit alors, et ses tablettes que j*ay toujours portées depuis que j'ay eu Tafifreux malheur de la perdre (i). »

(i) La Maréchalb de Montmorency était née Marie-Élisa* beth de Rouvroy de Saint-Simon, fille de Titus-Eustache de Saint-Simon, seigneur de Fulvy-sur-Somme, mort le I» septembre 171 2, et de Dame Claire-Eugénie d'Hauterive de Villesecq, morte le 3i juillet i725. Elle était sœur de VAbbé de Saint-Simon, depuis Eveque de Metsç, et du Bailly de Saint-Simon, Général des Galères de la Religion. Mariée en 1722 à Guy-Claude Rolland de Montmorency-Laval, depuis Maréchal de France, Grand Chambellan du Roi de Pologne, Gouverneur de Béthune, etc., la Maréchale fut veuve en 1751 (novembre), ayant deux en&nts : Pierre-Joseph de Montmorency, Comte de Laval, Colonel du régiment de Guienne-In&nterie, marié à une Maupeou, et Louise de Laval de Montmorency, mariée au Comte d*Helmstadt. La Maréchale mourut à Paris, en son hôtel de la rue Saint-Dominique, le 4 janvier 1762. Elle était tutrice des enfants mineurs laissés par son fils défunt : Messire Guy-René-Marie de Montmorency, Marie-Louise- Anne-Josèphe de Montmorency, Blandine-Ânne de Montmorency. Ce fut avec elle que M. le Duc de Choiseul eut à traiter en 1760 pour faire valoir le plus légitimement possible, au Dépôt des Af&ires étrangères, la prise de possession de tous les papiers du feu Duc de Saint-Simon.

Voir Archivbs nationales : a Minutes de Gilles-Pierre

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