DUDIT JOUR VENDREDY VINGT SEPT JUIN', DEUX HEURES DE
RELEVÉE [deuxième vacation du même jour)^ Ès-
DITES REQUÊTES ET PRÉSENCES QUE DESSUS, LE PRÉSENT INVENTAIRE A ÉTÉ CONTINUÉ AINSI Qu'iL SUIT :
Suite des Manuscrits.
N» 122. Un volume in-folio de « Mémoires et Factum ».
N* 123. Un volume in-folio de « Lettres et Mémoires des Ministres ».
N* 124. Un volume in-folio de « Lettres, Mémoires, idem, en 1718 ».
N» 125.* Un volume in-folio concernant les « Promotions de r Ordre}}.
N» 1 26. Un volume in-folio. « Différentes Pièces fugitives ».
N» 1 27. Un volume in-quarto contenant « Pièces fugitives ».
N« 128. Un volume in-folio concernant différentes « Remontrances ».
N» 129. Un volume in-quarto relié en papier, intitulé : « Miracle de la Sainte-Epine».
N» i3o. Un volume in-folio en papier concer-
i36 LES MANUSCRITS.
nant « la mort du Père Charny de la Trappe ».
N* 1 3 1 /Onze Portefeuilles intitulés : « Mémoires de Saint-Simon », dont le premier contient dix-sept cayers, le deuxième seize, le troisième seize, le quatrième quinze, le cinquième seize, le sixième seize, le septième seize, le huitième seize, le neuvième seize, le dixième seize, et le onzième et dernier douze cayers, paraphés sur les premières et dernières pages de chaque volume par les Notaires soussignez (i).
N» 1 32.* Deux Portefeuilles de Recueils concernant « L'Ambassade d'Espagne ». Le premier de quarante -sept cayers, le second de vingt cayers, paraphés sur les premières et dernières pages de chaque volume par les Notaires soussignez (2).
(i) Le numéro i3i est celui de Timportant manuscrit des a Mémoires v> si fkmeux. Ce manuscrit, par la grâce du Roi Louis XVIII et pour le bonheur de la République... des Lettres, ne se trouve plus aujourd'hui au Dépôt des Archives des Affaires Étrangères. Par le fait d*un contrat passé avec le marquis de Saint-Simon, à qui le Roi Tavait fait remettre, il appartient présentement à la maison Hachette, qui vient d'en faire usage, une seconde fois, pour une édition véritablement complète. (Voyez, pour les détails relatifs à l'historique des a Mémoires », notre chapitre xvi.
(2) Le DUC DE Saint-Simon fut déclaré Ambassadeur Extraordinaire de la Cour de France à la Cour d'Espagne le 23 septembre 1721, à l'occasion des mariages. SesInstruC'
LES MANUSCRITS. iSy
N» 1 3 3 . * Sept Portefeuilles intitulés : « Mémoires faits et écrits par M. le Duc de Saint- Simon sur différentes matières », dont le premiercontient quarante-un cayers, le deuxième trente- six, le troisième trente-un cayers, le quatrième vingt, le cinquième trente-cinq, le sixième quinze, et le septième et dernier trente-trois, paraphés sur les premières et dernières pages de chaque volume par les Notaires soussignez (i).
tions, en date du 21 octobre 1721, ont été publiées d'abord par Soulavie dans le tome YIII des prétendues a Œuvres Complètes de Louis, duc de Saint-Simon » (édition de 1 79 1), pages 229 à 264, et ensuite par F. Laurent, dans le tome VI des Mémoires du même duc (édition de 1818), au chapitre II de TAppendice, ainsi que les Lettres de Créance du Roi au Roi d*Espagne et à la Reine, en date du 4 octobre. Le DUC DE Saint-Simon partit de Paris le 23 octobre 1721 pour Madrid, où il arriva le 21 novembre. Son ambassade a duré six mois environ. Il quitta la Cour d'Espagne le 24 mars 1722 et fut de retour à Paris le 20 avril. Les deux vl Portefeuilles », ici désignés sous le numéro i32, contenaient donc toutes les pièces manuscrites de Tambassade extraordinaire du duc, c'est-à-dire ses dépêches et ses petites lettres au Régent, sa correspondance obligatoire avec le Cardinal Dubois et les documents y relatifs.
(i) On ne pourrait connaître le détail du contenu de ces sept volumes que par la reproduction du a troisième cataloguer» indiqué plus loin sous le numéro 171, c'est-à-dire: n Etats faits par Monseigneur sur différentes matières, contenus en sept volumes. » On sait que le duc de Saint- Simon avait composé des Mémoires sur différentes matières d'État et de Gouvernement, soit pour le duc de Bourgogne, soit pour le duc d'Orléans, soit pour luimême. Il se plaisait fort à donner ainsi cours à ses inspirations politiques. Il écrivit aussi beaucoup pour le Conseil
DE régence.
i38 LES MANUSCRITS.
N» 134. Un Portefeuille de trente cayers contenant copie de différents « Mémoires sans intitulés » , paraphés sur les premières et dernières pages de chaque volume.
N» i35. Un Portefeuille de treize cayers intitulé : « Formes de renonciations ».
N» i36.*Un Portefeuille de unze cahiers intitulé : « Table Alphabétique Généralle des Mémoires de Saint-Simon », paraphé sur la première page du premier cayer et sur la dernière page du dernier cayer par les Notaires soussignez (i).
N« 137.* Un Portefeuille de seize cahiers intitulé : « Table Particulière des Manuscrits de Saint-Simon » , paraphé sur la première page du premier cayer et sur la dernière page du dernier cayer par les Notaires soussignez.
N« i38. Un Portefeuille de quarante-trois cayers intitulé : « Généalogies , Successions du Roy de France et de Maisons ».
N" 1 39. Un Portefeuille de vingt-un cayers intitulé : « Mémoire des choses passées sous Henry Quatre et Louis Treize ».
(i) Il s*agit ici de la table alphabétique, que le duc de Saint-Simon a composée lui-même pour l'éclaircissement des On!çe Portefeuilles qui contenaient les cent soixantedouze cahiers de ses propres u Mémoires ».
LES MANUSCRITS. iSg
N» 140.* Un Portefeuille de treize cayers intitulé : « Parallèle », paraphé sur la première page du premier cayer et sur la dernière page du dernier cayer par les Notaires soussignez (i).
N» 141 .* Un Portefeuille de quatorze cahiers intulé : « [Mariage de Monsieur avec Mademoiselle de Montpensier, 1 641 ».
N" 142. Un autre Portefeuille de douze cahiers intitulé : « Changement à la Dignité de Pair de France ».
N« 143. Un Portefeuille de trente-quatre cahiers intitulé : « Extraits de Lettres de M. de T. en 1718 ».
N' 144. Un Portefeuille de dix- sept cayers intitulé : « Idem, en 17 17, etc. » (2).
(i) Le titre de ce manuscrit, pour être complet, devrait être : « Parallèle des trois premiers Rois de Bourbon : Henry IV, Louis XIII et Louis XIV. »
(2) Les « Lettres de M. de T..., » ainsi indiquées sous les numéros 143 et 144, sont sans doute des extraits de Lettres politiques de ou à Jean-Baptiste Colbert, marquis DE ToRCY, Secrétaire d'Ltat pour les £&ires étrangères, en survivance de son père Charles Colbert, marquis DE Croissy, dès 1691, et en exercice depuis 1696 jusqu'à la mort de Louis XIV, en 171 5, qu*il se retira, gardant la Surintendance des Postes. Sa retraite des affaires politiques ne fut en réalité qu'apparente, et il conserva auprès du RÉGENT une certaine autorité de conseil. Pendant qu'il dirigea les Afiaires Étrangères, il a eu cet honneur et ce courage de résister à Madame de Maintenon, qui aurait voulu avoir a la même influence dans les af&ires d'État et sur ceux qui s'en mêlaient comme elle l'avait sur les autres
N* 145. Un Portefeuille de quarante -cinq cahiers intitulé : « Nottes sur les Duchés et Comtés Pairies ».
N» 146.* Un Portefeuille de trente-huit cayers intitulé : « Abrégé de tous les Ducs et Pairs vérifiés ».
N» 147.* Un Portefeuille de quatorze cayers intitulé : « Parallèle ».
N» 148. Un Portefeuille de quarante-six cayers sur (( l'Ordre du Saint-Esprit ».
N* 149. Un Portefeuille sur « le même sujet ».
N» 1 5o. Un autre Portefeuille sur « la Paix d'Utrecht », contenant quinze cayers.
N« 1 5 1.* Autre Portefeuille in-quarto contenant quinze cayers sur le « Procès du Maréchal de Luxembourg ».
N» i52. Autre Portefeuille in-quarto de vingtquatre cayers commençant au trentetroisième, contenant « Différents Mémoires ».
N« i53. Autre Portefeuille in-4» contenant vingthuit cayers ou ce Lettres sur différents sujets ».
parties d, principalement sur les parties ecclésiastiques, où elle fut si odieuse. Le marquis de Torcy avait épousé Catherine-Félicité Arnaud de Pomponne; aussi Madame de Maintenon, à qui ces noms disaient du jansénisme, n'aimait-elle point ces gens de bien et de réelle vertu.
N« 154. Autre Portefeuille in-4* de vingt-neuf cayers sur « Différents Sujets ».
N* i55. Autre in-folio contenant sept gros cayers de « Différentes Pièces fugitives (i) ».
(i) Le duc de Saint-Simon, dans le cours de ses Mémoires et Récits, renvoie fréquemment à ce qu'il appelle les « Pièces », c'est-à-dire à une série de documents ou annexes, formant un ensemble séparé du corps des cahiers des « Mémoires ». Ce sont de véritables a Pièces Justificatives » pour appuyer tantôt les jugements et opinions qu'il émet, tantôt les éiits qu'il rapporte. En même temps que le Manuscrit des a Mémoires » fut remis au général marquis de Saint-Simon, il eût été naturel, judicieux et utile
de lui remettre la collection des « Pièces », mais (Voyez
notre chapitre xvi).
Je pense que les six portefeuilles représentés ici par les numéros i33 à 160, et le carton n* 161, renfermaient les « Pièces » en question. Le premier renvoi aux Pièces, dans les Mémoires, est en date de l'année 1697 (t. !•', p. 437 de l'édition Hachette, in-8*), à propos de la disgrâce en cour de Fénelon, archevêque de Cambrai. Parlant de la lettre de M. de Cambrai au Pape, de la lettre de M. de Meaux au même, et de la réponse du Pape, Saint-Simon dit, dans une note : « Toutes trois se trouveront aux pages i et 2. des Pièces, a Pour le second renvoi, à propos d'un curieux sortilège, en 1697 aussi, alors qu'il était à l'armée d'Allemagne sous M. le Maréchal de Choiseul, il dit, dans le* corps du récit : « Cette sottise méfait souvenir d'une hiS" toire si extraordinaire et de telle nature, que, pour ne la pas oublier et pour n'en pas allonger ces Afémoires, je la mettrai parmi les Pièces. » Le troisième renvoi est de l'année 1700, sur le fait de la nouvelle de la mort de I'Abbé de LA Trappe, que Saint-Simon reçut au séjour de la Cour à Fontainebleau : « Ces Mémoires, dit-il, sont trop profanes pour rapporter rien ici d'une vie aussi sublimement sainte, et d'une mort aussi grande et aussi précieuse devant Dieu. Ce que je pourrois dire trouvera mieux sa place parmi les Pièces, page 5. » Le quatrième rapporte à la page 10 des Pièces une Lettre du Maréchal de Villeroy au Cardinal
N» i56. Un Portefeuille in-folio contenant neuf gros cahiers de <c Pièces fugitives ».
N* 157. Autre Portefeuille in-4» de dix-sept
cayers : « Pièces fugitives (i) ». '
N« i58. Autre Portefeuille in -4» de trois cayers de a Pièces fugitives ».
N» 1 59. Autre Portefeuille în-4* de onze cayers : « Lettres, Pièces fugitives ».
N» 160. Un. autre Portefeuille in-folio de huit cayers : « Lettres, Pièces fugitives ».
N« 161. Un Carton de trente -cinq cayers : « Pièces fugitives sur différentes matières ».
N"* 162. Un (c Journal du Palais de mil sept cent
d'Estrées, datée de février ijo2,sur la journée de Crémone. Le cinquième indique VÉloge de Louis XIII, que Saint-Simon avait écrit pour accompagner la gravure de la médaille de ce Roi dans V Histoire Métallique de Louis XI V, éloge qui est demeuré inédit. Je crois aussi que Tauteur des Mémoires a reproduit parmi les « Pièces » un grand nombre de copies de Dépêches dont il dut la communication à ToRCYy pour la fin du règne de Louis XIV, au Conseil de Régence et au Duc d'Orléans pour les temps qui suivirent la mort du Roi. Les proportions d'une note ne me permettent pas d'en donner ici la nomenclature, mais il est commode de s'en rendre compte par une étude minutieuse de l'édition des Mémoires en vingt volumes.
(i) Il est remarquable qu'à compter du numéro suivant, c'est-à-dire du n» i58, il ne se trouve plus aucun signe à la marge de la minute de l'Inventaire en regard de chaque article. (Voyez notre nofe, page i25.)
cinquante-quatre (i) », paraphé sur la première et dernière feuille du Journal.
N* i63. Un Carton de trois liasses de « Lettres de différents Ministres ».
N* 164. Un Carton de « Difierents Mémoires », contenant cent deux cayers d'une ou plusieurs feuilles.
N*» i65. Un Portefeuille rempli de « Lettres de différentes personnes » , paraphé seulement sur le carton par les notaires soussignez.
N« 1 66. Un autre Portefeuille rempli de « Lettres et Pièces fugitives », paraphé seulement sur ledit Portefeuille.
N« 167. Un autre Portefeuille aussy rempli de « Lettres et Pièces fugitives », paraphé, id.
N» 168. Un Portefeuille in-4« de treize cayers de différentes « Lettres et Mémoires », paraphé sur la première feuille du premier cayer et sur la dernière page du dernier feuillet.
(i) Sans doute le « Journal du Palais, ou Recueil des principales Décisions de tous les Parlements et Cours souveraines de France y». C'est un recueil devenu très-rare. Le plus ancien numéro que je connaisse est de 1672. u Paris, Denis Thierry, à V Enseigne de la Ville de Paris, rue Saint-Jacques, et chez J. Guignard, à rentrée de la grand*salle du Palais, A V Image Saint- Jean, »
N» 169. Un autre Portefeuille in-4»de sixcayers qui sont «c Lettres et Mémoires » , paraphé sur la première feuille du premier cayer et sur la dernière page du dernier feuillet.
N» 170. Un autre Portefeuille de « huit pacquetz de Lettres » , paraphé sur la première feuille de chaque pacquet.
N» 171 et dernier. « Trois Catalogues » :
Le premier intitulé : « Manuscrits- Livres » enfermés dans les Armoires.
Le second, portant le même titre et qui paroît être le double du premier.
Et le troisième intitulé : « États des Mémoires et Écrits faits par Monseigneur sur différentes matières », contenus en sept volumes, paraphés les uns conmie les autres sur le premier et dernier feuillet par les Notaires soussignez.
« Ce feit, après avoir vacqué jusques à six heures sonnés à l'inventaire des Manuscrits cy-dessus, ils ont été remis avec ceux, cy-devant inventoriés, sous les scellez dudit sieur Commissaire, laissés en la garde desdits BroUiet et Raimbaut; et les Notaires et Officiers étant sur le point de se retirer, lesdites Parties les ont requis de procéder par double (vacation), et par tant, à heure présente ; ce qui leur a été octroyé : et ont signé
auxdites réserves, deffenses et protestations cydevant bittes, et que lesdites Parties réitèrent.
Dathose.
BouDOT. Gauzen des Artaux.
Brolliet. Raimbaut.
Baron. Delaleu.
DUDIT JOUR VENDREDY VINGT-SEPT JUIN MIL SEPT CENT CINQUANTE-CINQ, SIX HEURES DE RELEVEE,' ES
DITES Requêtes et présences que dessus , le présent Inventaire a été continué ainsi qu'il surr :
La vacation depuis ladite heure, de six jusqu'à ceUe de neuf sonnée, a été employée à mettre en ordre une partie des Papiers (i), lesquels sont restés sous les scellés dudit S' Commissaire; et aux dires et réquisitions portées au Procez-verbal dudit sieur; et pour la continuation du présent Inventaire, la vacation a été remise au jour et heure qui sera indiqué par M, le Lieutenant Civil, sur le référé porté au Procez-verbal dudit S' Commissaire. »
Ainsi ^ le Cabinet des Manuscrits du teu duc de Saint-Simon^ d'après cet inven-
(1) C*est-à-dire des Papiers dits de la succession, tels que ceux relatifs aux biens et possessions, seigneuries et domaines, aux contrats, aux quittances, aux titres personnels et honorifiques, etc. Voyez, à ce sujet, notre chapitre xiv.
taire authentique^ était composé de cent vingt'trois volumes, dont cent-trois infolio ^ quinze in-quarto ^ cinq in-octavo^ et de cent soixante -deux portefeuilles ^ dont cent cinquante-trois in-folio et neuf inquarto. A ce nombre^ il convient d'ajouter d'une part les trois cartons désignés sous les numéros lôi^ i63 et 164, et^ d'une autre j les quatre cent quatre-vingt-treize pièces de correspondance représentées par quatre autres numéros inventoriés dont nous n'avons, pas encore parlé. L'historique va nous en être donné par M* Grimperel, en son procès-verbal, au sujet de l'Ordonnance nouvelle de M. le Lieutenant Civil.
AUTRE ORDONNANCE DE M. LE LIEUTENANT CIVIL RELATIVE AUX MANUSCRITS DE c MGR > LE DUC DE SAINT-SIMON. — OUVERTURE Qu'iL FAIT DE VINGT-NEUF PAQUETS DE LETTRES QUI SE SONT TROUVÉES ÊTRE Lettres MtS-
siyes. — destination provisoire de tous les Manuscrits. — QNQ caisses fermées CHACUNE A UNE SER- RURE ET DEUX CADENAS, AVEC CLEFS DIFFÉRENTES.
Les oc dires et réquisitions y> dont parie M^'Delaleuenson Inventaire^ comme étante le 27 juin , au procès-verbal du Commissaire Grimperel^ sont assez intéressants pour être rapportés. La nouvelle Ordonnance^ en effets du Lieutenant Civile à la date du 3o juin^ qui s'y trouve tort développée^ est, en quelque sorte, le dénoûment de la première partie des aventures des Manuscrits du duc de Saint-Simon, partie que nous arrêterons à cette journée de décembre 1760, où un « De par le