‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 74 sur 159 · BIENS, TERRES ET CHATELLENIES · texte numérisé non relu

BIENS, TERRES ET CHATELLENIES

Aucun de ces grands biens héréditaires ne demeura dans la maison de Saint-Simon. La princesse de Chimay, fille du Duc^ avait renoncé à la succession pendant le cours même de l'Inventaire. La comtesse de Valentinois^ sa petite- fille ^ seule héritière^ vendit terres et seigneuries qu'elle ne pouvait garder. Messire François Le Scellier^ Conseiller au Parlement de Metz^ se fit acquéreur de la terre et seigneurie de Saint-Simon par contrat passé devant M* Delaleu et son confrère, le 14 décembre 1756. Charles-François, comte de Broglie, acquit le marquisat de Ruffec{i)

(i) On peut dire qu'en achetant le marquisat de Rufièc, Charles-François, comte de Broglie, acheta le lieu de l'étrange exil où, par un Ordre du 24 septembre lyyB, Louis XV envoya le célèbre confident de sa correspondance politique secrète, devenue depuis si fameuse. Ce fut, en effet, au château de Ruffec, à cent vingt lieues de Paris, entre Poitiers et Angoulême, qu*à la suite d*intrigues soulevées et dirigées par M. le duc d'Aiguillon, Secrétaire d'État pour les Affaires étrangères, et Madame Du Barry, le Roi donna l'ordre au comte de Broglie de se retirer, tout en lui conservant une confiance sans limite pour la direction du Ministère Secret. Chevalier des Ordres de Sa Majesté, Lieutenant général des armées, deux fois Ambassadeur en Pologne, possesseur de secrets d'État de la confidence desquels Louis XV avait exclu Madame de Pompadour ellemême, le comte de Broglie, frère du maréchal Duc de ce nom, est l'un des personnages les plus intéressants par ses qualités et aptitudes et les plus extraordinaires par le caractère politique de ses emplois, qui se puissent rencontrer

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