‹ Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'historique de ses manuscrits d'après des documents authentiques et entièrement inéditsChapitre 84 sur 159 · CONJECTURES · texte numérisé non relu

CONJECTURES

Il se pourrait^ toutefois^ que le peu de lumière qu'ils ont répandu dans ces intéressantes circonstances j n'ait été chez eux qu'excès de réserve^ et qu'ils aient voulu donner j une fois de plus^ un de ces exemples solennels de discrétion et de retenue propres à les rendre admirables^ lorsqu'ils étendent ces vertus jusques à être hésitants devant la propagation d'informations séculaires.

chacun, sur ce point historique, paraît avoir fait erreur en mettant la comtesse de Valentinois au lieu et place où fut en réalité la maréchale de Montmorency. La réponse même, partie du Cabinet de M. de Vergennes, et rédigée sous forme de Mémoire, en ijjS, à l'adresse de l'Evéque d*Agde et d'un autre Saint-Simon qui réclamaient les papiers du feu Duc comme ayant été injustement spoliés à la fiamille, fait la même erreur. Le rédacteur attaché à M. de Vergennes, qui fut sans doute en cette circonstance M. Sémonin, alors Garde du Dépôt des Affaires Étrangères, dit entre autres choses, pour justifier le refus du Ministre :

tt Quand même Madame de Valentinois n'auroit eu aucun droit aux Papiers de son grand'père, elle a pu, du moins, les dénoncer au Gouvernement comme propres à blesser quelques Cours et à inquiéter plusieurs familles, comme inutiles à la sienne, comme intéressant le service du Roi en plusieurs choses; Sa Majesté a dû, en les faisant mettre en lieu de sûreté, prévenir l'abus qu'on pouvoit en faire, »

C'est ce qu'on appelle parler assez bien pour le grand besoin de la cause, mais c'est en faire trop dire à Madame de Valentinois, qui n'a certainement pas pensé ni si loin ni si haut. Elle était de caractère volage. Les mots a comme inutiles à sa famille », appliqués aux Papiers du duc de

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