ACTE II, SCÈNE VI
JEAN
Tu es modesle...
ACUILLG.
Plus ferme, plus avancé...
JEAN
En âge, d'abord!...
ACHILLE
Ohl J'ai bien vieilli...
JEAN
Oui?., et qui t'a ainsi (roi^ardant »m ebereuz noin) blanchî^avant le temps? A qui faire honneur de celte révolution? — A ton pore?..
ACniLLE.
Et à un autre.
JEAN
Un autre?
ACniLLC.
Ou une autre...
JEAN
Une autre?.. Ahl mademoiselle LangloisL.t
AGUILLE.
Non!..
JEAN
Si!... j*ai su...
ACniLLE.
Non, is dis-je, laissons-là le passé! Quel intérêt aurait-il?... Et que te dirais-je que tu ne saches d'avance ? Mon drame, ou mon vaudeville a été joué cent fois : Acte premier, un amour ardent, profond; acte deuxième, un3 honnête famille qui le met dans la balance des apports et le repousse... pour inégalité de poids; acte troisième, des soupirs qu'on élouffe et des larmes qu'on essuie; puis, les distractions :1a musique, la danse, un gosier, des ronds de jambe, le Champagne, le jeu... la perle! Alors, un père indulgent et adroit, offrant à vos peines une diversion généreuse, à l'aide de quelques belles opérations faciles et productives; le succès embellissant les choses, y faisant prendre goût... et le tour est fait!.. C'est mon histoire, et je m'en félicite, car, à vrai dire, je me crois sur mon vrai terrain ; je le sens , à l'ardeur que
j'y portel... Pour quelques réves évanouis, que d*émolions vives, que de satisfactions réelles!.. Rien que la joie journalière de voir monter sa fortune vous met le diable au corps... e; jn t'assure que j'y ai le même feu, la môme passion qu'autrefois... à mon piano, liens!..
JEAN
Ah?..
ACniLLE.
Je ne l'aurais pas cru... mais c'est exact i/aussi, ma pensée, désormais, est-^He là toute entière!..
JEAN
Non compliment! (a s'êloign* de lul, fredonnaot sa fanfac* «ait* ses 4eate»)