‹ Le duc Job: comédie en quatre actes et en proseChapitre 52 sur 104 · LE MARQUIS, LEBRUN · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LEBRUN

LEBRUN, prit do guéridon où U a i Hei , en les comptant, quelques espèces , billets, argent ei or.

Dix-neuf cent trente-trois francs trente-trois centimes... et voici la petite quittance trimestrielle. Si vous voulez bien pren Ire la peine de compter.

LE MARQUIS, comptant... puis signant.

Que vous êtes aimable de vous déranger ainsi I

LEBRUN

Par exemple 1 mais je m'aperçois que j'ai laissé ma serviette dans mon cabriolol,et qu'elle contient les papiors de notre état do lieux.

LE MARQUIS

Au fait, oui; nous devions terminer cela, aujourd'hui; mais c'est que Tarrivéode mon brave Jean ne me permeUiait guère d'èt»

à vous.

LEBRUN

Bien! bicnl

LK MARQUIS

le ne sais pas comment, ce matin, je n*ai pas eu l'idée de voui faire demander si vous ne pourriez pas remettre...

LEBRUN

A merveille, monsieur le marquis.

LE MARQUIS

Je suis désolé...

LEBRUN

H n'y a pas de mal ; en un quart d'heure, avec ma brouette, je serai de retour à mon étude : et même , mieux que cela, je n'ai chez moi qu'un rendez-vofts dans Taprès-midi; je vais pousser jusqu'à Solaires; la mort du jeune Edouard Brémont n'y est certes pas connue... Son père est en Suisse, à courir après quelques milliers de francs... il en a si peu !

et il s'en sert si bien I

LEBRUN

Je saurai là à quelle localité lui en adresser la nouvelle télégra* phique.

LE MARQUIS

En peu de mots... pour que ça ne lui coûte pas cher I

LEBRUN

Âh 1 quel homme !

LE MARQUIS

Om n'en est pas un !

LEBRUN

C'est vrai... mais c'est un client I — Nous allons prendre wn jour à votre convenance.

LE MARQUla»

Jeudi, 81 vous voulez ?

ACTK flï, SCENH IV. 71

LEBRUN, prenurt son «Alepln «i ëorirant.

leudi, soitU^ Midi?

LE MARQUIS

Midi.

LEBRUN

C'est écrit.

Tous m'excusez, hein ?

LEBRUN

Je vous en prie !

LE MARQUIS

Vous êtes père... et môme d'un bel enfant, quia eu l*esprit d'avoir les yeux de sa mère I Eh bien, supposez qu'un oncle aime son neveu... comme un fils, et vous comprendrez que ]e n'auiai» pas, ce matin, la tête à nos affaire».

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