ACTE ni, FCÈNE XII
LE UARQUIS.
Ha sœur vient de m'apprendre ce fait, bien regrettable â coup «ûr..
ACHILLU.
Valette l'avait engagé à voir towt de suitd M. Brémont père... ce qu'il n*a pas encore fait, il vient de me le dire.
DAVID
Tout de suite T
C'est peut-être, en effet, sa chance... Un premier mouvement; n'est-ce pas, mon oncle T
LE MARQUIS
Pardon, mon ami ; mais je ne donnerais, pour ma part, ce codsotl à ton cousin, ni aujourd'hui ni demaio.
ACHILLE
Hein ?
DAVID
Oh! ça!
LE UARQUIS.
Jean n'est pas le créancier de M. Brémont. 11 a plu à Jean d'obliger un ami , un camarade d'enfance , homme d'honneur et de cœur... dont il avait cent fois éprouvé lui-môme l'attachement!... C'est une grande satisfaction qu'il s'est payée là dans sa vie I Ça pouvait être sans danger... ça a tourné autrement... qu'y faire? Il en a eu, alors, la joie... il en a aujourd'hui l'honneur... voilà tout!
DAVID
Eh bien, Achille, je suis un peu de son avis 1
ACHILLE
Bien I bien 1
DAVID
hais il ne s'agissait pas de cela.
ACHILLE
Non...
DAVID
Jeanne a dû vous apprendre, mon cher Rieux, que le mariag» d'Achille était décidé, et nous avions à vous prier...
LE UARQUlS.
Jeanne m*a tout dit, et je sais très touché de votre bonne pensée
à chacun. ( U lour «ene à tout deux la main. ) ACHILLE.
C'était bien naturel, et nous avons espéré...
LE MARQUIS
Tu ne pouvais douter, mon cher Achille, de mon concours empressé dans une circonstance aussi importante de ta vie !... Mais j'ai, sur cette circonstance même, une bien grave... et bien fâcheuse communication à vous faire.
DAVID
Hein?
ACHILLE
Comment ?
LE MARQUIS
La jeune personne que tu dois épouser est mademoiselle Laure de Noras ?
ACHILLE
Oui.
LE MARQUIS
La fille unique de M. de Noras...
DAVID
...D*une très bonne maison du Languedoc.
C'est cela... Philippe de Noras, il y a quelques années encore, banquier à Edimbourg?
ACHILLE, un peu TiTement.
Et, depuis, mêlé à nos plus grandes affaires financières,., parfaitement... Eh bien, mou oncle?
LE MARQUIS, après un regard à Achille, s' adressant à Darld.
Eh bien, mon cher beau-frère, c'est pour moi un pénible de\oir de vous dire que ce M. de Noras est un homme...
ACHI LLE , de même.
.-.Qui a gagné cinq ou six millions en quelques années, ce qui néccs^irement a créé autour de lui des envieux, lesquels sèment lur son compte, je n'en doute pas, des médisances et des caloni-