‹ Le duc Job: comédie en quatre actes et en proseChapitre 99 sur 104 · ACTE IV, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE XII

Jean! -- Je dois te dire maintenant mes raisons, en osant finterrt)ger ainsi...

JEAN

Du tout! Ce sont tes affaires.

VALETTE

Si 1 J'ai ce matin rencontré M. de Noras... — nous nous connaissons beaucoup... — et, sur une allusion que j'ai faite au mariage d'Achille, il m'a appris que tout était rompu : est-ce vrai ?

JEAN

Oui... (L'obserrant.) Il no t'en a pas dit la cause ?...

VALETTE

... Je n'ai pas trop saisi... — Loin de moi de blâmer le parti de M. David... mais enfin... il faut de l'indulgence!...

JEAN, à part.

Il sait tout.

VALETTE

Bref, M. de Noras a été pour moi on ne peut plus aimable. Je ne déplais pas non plus à sa fille , avec qui j'ai aussi valsé cet hiver... et, le dépit de cette rupture aidant, j'ai acquis la certitude qu'il me prendrait volontiers.

JEAN

Je le conçois.

VALETTE

Merci ! — Or, il faut savoir se retourner dans la vie ; et si ton cousin... '

Pardon, mon ami, j'aperçois mon oncle!... Je n'ai rieil à te dire, n'étant pas ton rival pour cette «andidature, et ne puis que Rengager à voir Achille.

*• VALETTE

C'est ce que je complais faire... Merci!... j'y vais... (Rerenant) Ah! un dernier mot?... Tu vas avoir à remuer des capitaux... On n'hérito pas de millions sans passer par la Bourse, et je compte sur ta clientèle?

rU) LE DUC JOB.

JEAN

Cela va sans dire... mais l3 voici!

VALETTE

Bienl bien! je vous laisse, (a p*rt) Un client de quatre millioui,.. bonne affaire 1 (n sort par i* gauche.)

JEAN, jetant lea /eux rers la droite.

Je n'ose le regarder! — Il a Tair joyeux!...

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